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De nouvelles unités d’hébergement pour accueillir des femmes victimes de violence conjugale seront construites en Chaudière-Appalaches avec l’aide d’Ottawa et de Québec. Une façon de plus de répondre aux besoins grandissants de la région, selon un organisme.
Ce sont 12 unités qui seront construites, précise l’organisme La Gîtée.
On avait déjà une maison de deuxième étape, mais avec cinq chambres, là, on va avoir 12 logements de plus, explique la présidente du conseil d’administration de l’organisme, Guylaine Dubuc.
Au total, Ottawa et Québec investissent 98,1 M$ pour construire 167 unités de logement aux quatre coins de la province.
Ces logements de deuxième étape accueillent habituellement des femmes victimes de violence conjugale ainsi que leurs enfants afin de favoriser leur autonomie et leur réintégration sociale.
C’est une belle reprise de pouvoir pour ces femmes-là sur leur vie. [...] Ça leur donne un accès sécuritaire, une sécurité financière avec leurs enfants aussi, précise la dirigeante.
La ville où œuvre l’organisme ainsi que l’emplacement des logements sont gardés confidentiels pour des raisons de sécurité. La Gîtée craint pour la sécurité des femmes qu’elle accompagne si ces informations venaient à être connues.
Ces logements se faisaient déjà rares dans la région, selon Mme Dubuc.
En termes d'appartements, c'est sûr qu'on répondait pas à la demande, accorde-t-elle.
Les demandes sont d’ailleurs nombreuses. La nécessité de construire davantage de logements sécurisés est donc bien réelle.
Il y a de longues listes d'attente à plusieurs endroits, fait savoir la présidente.
On a déjà une autre collaboration [pour] des appartements sécurisés, mais ils sont toujours pleins, on a une liste d'attente pour y aller aussi, ajoute-t-elle.
Les nouvelles unités vont aussi nécessiter des embauches supplémentaires.
Financement et attente
L'octroi du financement pour la construction de ces unités a été un véritable chemin de croix, avoue Guylaine Dubuc.
Ça fait quatre ans qu'on travaille là-dessus. [...] C'est difficile, c'est long, explique-t-elle.
Faire aboutir ce genre de projet peut être long. À cela s’ajoutent des défis de financement récurrents.
On demande des programmes dédiés pour ces maisons-là. [...] S’il y avait un programme dédié d’accompagnement, ce serait peut-être plus direct et moins long, demande Mme Dubuc.


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