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On attend désormais qu’à Paris, les victimes puissent également témoigner devant ceux qui encourageaient si fermement les injections.
Du 8 au 11 septembre 2026, des Canadiens blessés après leur vaccination pourront enfin témoigner publiquement depuis la colline du Parlement, à Ottawa. Le député conservateur Dean Allison présidera quatre journées d’auditions diffusées en direct. Cinq ans après le début de la campagne, les personnes concernées obtiennent donc quelques heures de parole. Pour les doses, l’État avait été nettement plus rapide.
Une tribune publique, pas une commission officielle
L’Allison Inquiry n’est pas une commission d’enquête officielle du Parlement et ne possède aucun pouvoir contraignant. Cette initiative indépendante est organisée avec la Covid Testimony Association, une structure privée. Les députés et sénateurs de tous les partis ont été invités, mais aucun ministre, laboratoire ou responsable sanitaire ne pourra malheureusement être obligé de répondre.
Le mandat prévoit d’écouter les victimes, leurs proches et certains spécialistes. Il précise cependant que l’instance ne devra ni établir de faits ni rendre de conclusions. Les participants pourront seulement adresser des questions au Parlement. Les témoignages entreront donc dans le bâtiment, mais la responsabilité politique restera prudemment installée à l’extérieur.
Dean Allison affirme avoir reçu des centaines de récits depuis l’annonce du projet. « Beaucoup ont parlé des difficultés physiques, émotionnelles, financières et personnelles auxquelles elles restent confrontées aujourd’hui », a-t-il déclaré le 9 juillet. Certaines personnes témoigneront devant les caméras ; d’autres, trop malades ou trop exposées, transmettront leur histoire autrement.
Des effets reconnus après des années de discours rassurants
Pendant la campagne vaccinale, toute critique était volontiers assimilée à de la désinformation. Pourtant, Santé Canada reconnaît désormais plusieurs effets indésirables graves : myocardites, péricardites, thromboses accompagnées d’une baisse des plaquettes, syndrome de Guillain-Barré et réactions allergiques sévères.
« Chaque événement survenu après une injection n’est pas automatiquement causé par elle ! » Cet argument a trop souvent servi de paravent politique : faute de causalité immédiatement démontrée, la souffrance pouvait être ignorée. Or un patient affaibli n’a ni les moyens d’un laboratoire pharmaceutique ni une armée de juristes pour faire reconnaître son dossier.
36 millions pour la machine, 18 millions pour les victimes
Les chiffres racontent mieux que les communiqués la hiérarchie des priorités. D’après les données officielles arrêtées au 30 novembre 2025, le programme canadien avait reçu 3 557 demandes. Seulement 252 avaient été approuvées par un comité médical. Environ 2 000 demandes et recours restaient encore à traiter lors de la reprise du dispositif par l’État.
À l’été 2025, Global News révélait que 54,1 millions de dollars canadiens avaient été dépensés. Sur cette somme, 36,3 millions avaient servi à l’administration du programme contre seulement 18,1 millions versés aux personnes blessées. La bureaucratie a donc reçu deux fois plus d’argent que les victimes qu’elle était censée aider.
La gestion avait été confiée à Oxaro, une société privée choisie par Ottawa. Des demandeurs ont attendu plusieurs années, parfois sans nouvelles claires de leur dossier. L’État, qui avait organisé une campagne vaccinale massive avec certificats, restrictions et pression sociale, avait curieusement sous-estimé le nombre de personnes susceptibles de demander réparation.
Après les révélations de Global News, le contrat d’Oxaro a pris fin. Depuis le 1er avril 2026, l’Agence de la santé publique du Canada administre directement le programme. Elle a fini par reconnaître « la frustration suscitée par les retards et le manque de communication proactive ». Une manière administrative de décrire des malades abandonnés pendant que les millions circulaient.
L’Allison Inquiry n’obligera ni le gouvernement ni l’industrie pharmaceutique à rendre des comptes. Elle brisera néanmoins une partie du silence imposé aux blessés de la vaccination. Ceux à qui l’on demandait hier de se faire injecter « pour protéger les autres » demandent aujourd’hui une chose bien plus simple : ne plus être traités comme des dommages collatéraux embarrassants.


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