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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 24/09/2026 à 13h22, mis à jour le 24/09/2026 à 13h27
«Nous attendons de partenaires proches qu’ils se consultent mutuellement avant d’adopter des mesures susceptibles d’affecter des marchés qu’ils partagent», a déclaré un porte-parole de la Commission européenne, jeudi.
Une possible interdiction des exportations de diesel américain, défendue par Donald Trump pour faire baisser les prix aux États-Unis, serait «une très mauvaise idée», a souligné l'Union européenne jeudi. «Toute perturbation risquerait d'avoir des conséquences négatives pour les deux parties», a mis en garde le porte-parole de la Commission européenne Olof Gill. «Nous attendons de partenaires proches qu'ils se consultent mutuellement avant d'adopter des mesures susceptibles d'affecter des marchés qu'ils partagent», a-t-il ajouté. «Des contacts de haut niveau entre l'Union européenne et l'administration américaine sont en cours», a encore précisé Olof Gill.
Depuis la guerre au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d'Ormuz, le diesel américain occupe une part de plus en plus importante dans les importations de ce carburant dans l'Union européenne. Il représentait 50% du diesel importé par les Vingt-Sept au mois d'août, selon la Commission. La coupure des approvisionnements en provenance des États-Unis serait une catastrophe pour l'Union européenne, confrontée actuellement à des prix records, avec une moyenne de 2,23 euros le litre de diesel contre 2,16 euros une semaine plus tôt.
Donald Trump s'est déclaré mardi favorable à une interdiction des exportations de diesel américain, pour limiter la flambée des prix aux États-Unis. Dans le camp du président américain, plusieurs responsables politiques défendent une telle mesure, afin de soutenir les transporteurs routiers et les agriculteurs, à l'approche des élections législatives de mi-mandat, début novembre. Mais selon l'Union européenne, «dans le débat actuel aux États-Unis, des voix influentes estiment elles aussi qu'une éventuelle interdiction de cette nature serait une très mauvaise idée», a affirmé Olof Gill.


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