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Une trace de main repousse de 16.000 ans les plus anciennes peintures humaines

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Les plus anciennes traces de mains de l’humanité sont des marques fugaces, à peine visibles, à côté de peintures rupestres d’animaux bien plus récentes (autour de 4 000 ans), sur les parois d’une grotte indonésienne.

Les plus anciennes traces de mains de l’humanité sont des marques fugaces, à peine visibles, à côté de peintures rupestres d’animaux bien plus récentes (autour de 4 000 ans), sur les parois d’une grotte indonésienne. Maxime Aubert

Des motifs de mains dessinés sur les parois d’une grotte sur l’île de Célèbes (ou « Sulawesi ») en Indonésie ont été datés à plus de 67.800 ans. Une découverte qui relie l’histoire de nos représentations à celle de nos migrations.

La trace est effacée, à peine visible. D’abord, ce sont la silhouette d’un oiseau et celle d’un cavalier qui sautent aux yeux. Mais en y regardant de plus près, l’empreinte de main devient perceptible, comme un souffle ancien sous la peinture récente. Plus de 60.000 ans séparent ces deux images. Ceux qui, il y a quelques millénaires, ont peint sur les parois de la grotte de Liang Metanduno sur l’île de Sulawesi (Célèbes) en Indonésie avaient-ils conscience de l’importance de ce lieu ? C’est peu probable, mais peut-être ont-ils aperçu ces marques fugaces dessinées au mur, qui sont désormais les plus anciennes peintures connues de l’humanité. Dessiné il y a au minimum 67.800 ans, ce pochoir repousse de 15 000 ans les premières formes d’art pariétal attribuées à Homo sapiens et s’inscrit dans le récit de la dispersion de l’humanité vers l’Australie (Nature, 21 janvier 2026).

La découverte de ces peintures est l’œuvre de l’archéologue indonésien Adhi Agus Oktaviana. Dans le cadre d’un projet…

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Le Figaro

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