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Un homme qui a battu à répétition et agressé sexuellement sa conjointe pourra purger sa peine à la maison. Diéséul Tidas, 30 ans, a été condamné mercredi au palais de justice de Montréal à 18 mois de prison avec sursis, une suggestion commune de la Couronne et de la défense.
Il sera confiné à l’intérieur 24 heures sur 24 pendant les neuf premiers mois de sa peine, mais il pourra toutefois bénéficier d’une exception s’il a un travail légitime et rémunéré.
Le récit des faits qu’a raconté la procureure de la Couronne, Me Catherine Bernard, dans la salle d’audience est sordide.
Attention : les détails qui suivent pourraient heurter la sensibilité de certains lecteurs.
À plusieurs moments au fil des ans, dans des accès de colère, M. Tidas a asséné des coups de poing et étranglé sa conjointe. À deux moments différents, il l’a frappée dans le ventre pendant qu’elle était enceinte, notamment une fois parce qu’elle avait caché son cellulaire.
Puis, un soir, alors que la victime avait consommé pour la première fois des bonbons au cannabis qui l’ont rendue, selon le récit des faits, incapable de parler et de bouger, Tidas l’a portée dans sa chambre et l’a agressée sexuellement.
Le lendemain, mis devant les faits par sa femme, il a d’abord nié, puis il s’est ravisé, affirmant qu’il croyait alors qu’elle avait le goût, même si sa victime pleurait au moment où il la pénétrait.
Le mieux dans les circonstances
Mercredi, en plein milieu de son procès, Diéséul Tidas a soudainement choisi de plaider coupable d'accusations réduites, notamment un chef d’agression sexuelle.
Son plaidoyer de culpabilité semble avoir changé la donne pour la poursuite. Une peine à domicile était le mieux que la Couronne pouvait obtenir dans les circonstances, a dit Me Bernard à la sortie de la salle d’audience.
Avant le prononcé de la sentence, la victime, présente dans la salle, a tenté de prendre la parole devant la juge Lucie Joncas pour exprimer les conséquences des crimes sur sa vie personnelle.
Elle a dû s’interrompre après quelques phrases, la voix brisée par l’émotion.
La juge Joncas s’est donc rangée derrière la suggestion commune de la poursuite et de la défense. Elle a également permis le retrait du bracelet antirapprochement que l’accusé portait depuis son arrestation.
Elle l’a également dispensé de payer la suramende dans son dossier puisqu’il bénéficie de l’aide juridique, même s’il a présentement un travail. La suramende est habituellement imposée de facto au moment de prononcer la peine et l’argent recueilli sert à financer les services aux victimes d’actes criminels.


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