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L’anguille d’Amérique est une espèce qui a longtemps été exploitée et dont le déclin a été fulgurant depuis les années 1990. Pour remédier à ce problème, plusieurs efforts se multiplient depuis des décennies. Le plus récent exemple est lorsque le gouvernement du Québec a relâché jusqu’à 170 000 anguilles dans différents cours d’eau de la Belle Province, le 9 juillet.
Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) a procédé à l’ensemencement de jeunes anguilles, appelées civelles, pour augmenter le nombre de génitrices dans les cours d’eau.
C’est une espèce qui représentait probablement plus de 50 % de la biomasse en poisson dans les lacs de son aire de répartition en Amérique du Nord, explique Jean-François Dumont, biologiste au MELCCFP, lors d’une entrevue à Vivement le retour.
Le spécialiste souligne que le déclin de l’espèce n’est pas qu’attribuable à la pêche commerciale, mais que des éléments comme le turbinage et le manque de connectivité entre les cours d’eau y ont aussi participé.
Son aire de distribution était vaste. On a perdu pas loin de 12 000 kilomètres carrés d’habitat, précise-t-il.
Le biologiste avance que le déclin de l’espèce est maintenant stoppé, mais qu’une action comme l’ensemencement des 170 000 anguilles est une mesure qui est temporaire, tout au plus.
On gagne du temps jusqu’à ce que des solutions soient mises en place, envoie-t-il.
Jean-François Dumont détaille qu’au Québec, c’est surtout en amont du fleuve Saint-Laurent que le déclin de l’anguille d’Amérique


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