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Une équipe de policiers de Montréal-Nord a été démantelée vendredi soir par la haute direction du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Soupçonnés de comportements racistes, certains auraient collectionné des mèches de cheveux de personnes qu’ils appréhendaient, à la manière d’un « scalp ».
Deux des 16 policiers impliqués, principalement des patrouilleurs travaillant de nuit au poste de quartier 39 dans l’arrondissement Montréal-Nord ont effectué « de possibles infractions au Code criminel ». Un dossier a été soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui évaluera si des accusations criminelles doivent être déposées.
Ce dernier concerne une intervention policière en particulier, a précisé le directeur du SPVM, Fady Dagher, en conférence de presse vendredi soir. L’enquête interne du SPVM est toujours en cours et le SPVM cherche à déterminer si les 14 autres policiers soupçonnés ont été, ou non, impliqués dans des gestes criminels. D’autres événements sont aussi sujets à une évaluation du corps policier, mais n’ont pas été soumis au DPCP.
Les agents concernés sont des jeunes policiers ayant cumulé « approximativement 3-4 ans d’expérience », a indiqué M. Dagher, en notant que quatorze d’entre eux sont des hommes.
« Compte tenu de la gravité des faits présumés », les deux patrouilleurs qui sont visés par le dossier du DPCP ont été suspendus, alors que les autres ont été réaffectés à des tâches administratives où ils n’interagissent pas avec le public. M. Dagher a souligné que « des mesures ont déjà été mises en place pour continuer d’assurer le service [dans l’arrondissement de Montréal-Nord] sans interruption ni délai ». Les 16 policiers ont notamment déjà été remplacés.
Dès le mois de mars, la direction du SPVM a été informée par des policiers « d’allégations de gestes et de comportements inacceptables de la part de membres du personnel policier du poste 39 ». Les informations étaient « suffisamment préoccupantes pour déclencher immédiatement une enquête », a dit M. Dagher, soulignant plusieurs manquements aux codes de discipline et de déontologie du corps policier. L’enquête est toujours en cours.
C’est jeudi à midi que le SPVM a pu confirmer des informations qui ont donné le feu vert à l’opération pour suspendre ou relocaliser les policiers. Ils ont tous été interpellés et désarmés juste avant le début de leur quart de travail vendredi soir.
D’autres détails suivront.


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