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Raj Dhaliwal, conseiller municipal du quartier 5, à Calgary, réclame une enquête indépendante sur l'accident mortel ayant eu lieu le 15 octobre à Saddle Ridge, dans le nord-est de la ville.
Une collision, entre deux autobus de la régie municipale et plusieurs autres véhicules, a provoqué l’explosion d’un autobus fonctionnant au gaz naturel, qui a fait trois morts et 16 blessés.
Le service des pompiers et la police de Calgary ont tous deux indiqué avoir ouvert une enquête sur les causes de l’explosion, une enquête à laquelle Transports Canada a indiqué qu’il apportait également son aide.
Le conseiller municipal Raj Dhaliwal souhaite, pour sa part, que soit également lancée une enquête distincte de celles menées par les pompiers et la police, compte tenu, selon lui, du caractère exceptionnel de l’accident.
Il ajoute que, pour mener une telle enquête, peu importe le nombre de personnes qui s’en chargerait, l’essentiel étant qu’elle soit menée en externe et qu’aucun parti pris ne vienne fausser [ses] recommandations finales.
Raj Dhaliwal affirme que cela rassurerait les usagers des transports en commun de savoir que des enquêteurs indépendants se pencheraient sur la question et procéderaient à une analyse des causes profondes de l’accident, comme dans le cas de la rupture de l’aqueduc principal de la métropole.

Raj Dhaliwal est le conseiller municipal du quartier 5, qui fait partie de la communauté où l'accident s'est produit.
Photo : Radio-Canada / Brendan Coulter/CBC
Un type d’autobus très sûr
À la suite de l’accident mortel, certains habitants de Calgary se sont interrogés sur la sécurité des autobus fonctionnant au gaz naturel comprimé (GNC), qui représentent environ 30 % du parc d’autobus de Calgary Transit, la société municipale de transport en commun.
Des experts assurent cependant que ce type d'accident est rare et que le modèle d’autobus qui était concerné est très sûr.
Ils ajoutent que, bien que les autobus qui roulent au GNC diffèrent de ceux fonctionnant au diesel, ils ne présentent pas de risque significativement plus élevé.

Des experts confirment la sûreté du modèle d’autobus accidenté dans l’incident du 15 octobre, à Calgary.
Photo : Radio-Canada / Joshua McLean
Un accident qui n’aurait pas dû se produire
Gordon McTaggart-Cowan est professeur à l’École d’ingénierie en énergie durable de l’Université Simon Fraser, en Colombie-Britannique. Les réglementations et les normes de conception sont telles que cela n’aurait pas dû se produire, affirme-t-il.
Il explique que les moteurs au GNC sont conçus pour résister au feu et font l’objet de tests fréquents, conformément aux directives strictes en matière d’essais et d’entretien concernant ces véhicules, afin de garantir leur sécurité.
Le gaz naturel est, par nature, relativement difficile à brûler, ajoute Gordon McTaggart-Cowan. Il faudrait une température assez élevée ou une étincelle d’une taille raisonnable pour le faire s’enflammer dans les bonnes conditions.
Ressources naturelles Canada indique sur son site web que le gaz naturel est tout aussi sûr que l'essence lorsqu'il est manipulé correctement, précisant qu'il nécessite une concentration plus élevée de gaz ainsi qu'une source d'allumage plus chaude pour s'enflammer.
Selon Josipa Petrunic, PDG du Consortium canadien de recherche et d’innovation en transport urbain, près d'un millier d’autobus fonctionnant au GNC circulent sur les routes canadiennes.
D’après les informations (nouvelle fenêtre) de Kelsea Arnett et de Bryan Labby


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