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Au procès de Dorian Escalon, accusé de crimes sexuels, la poursuite a commencé à faire entendre ses témoins au palais de justice de Sherbrooke. Une des deux plaignantes s’est confiée, lundi, devant le jury.
Elle a raconté avec fermeté quatre événements marquants qui seraient survenus au centre équestre de l’accusé.
L’ancien entraîneur équestre fait face à six chefs d’accusation pour agressions sexuelles et leurre informatique.
Avertissement :
Les propos qui suivent pourraient choquer cetaines personnes. Nous préférons vous en avertir.
La plaignante, âgée de 17 puis de 18 ans au moment des faits allégués, a raconté avoir été l’élève et l’employée de l’accusé. Âgé de 30 ans, Dorian Escalon était alors le copropriétaire du Domaine Avalon à Sutton, ce qui le plaçait en position d’autorité et de confiance.
Je ne suis pas une personne qui fait confiance facilement aux gens [...] je sentais que je pouvais lui parler et me confier, a-t-elle relaté aux 14 jurés.
Selon son témoignage, Dorian Escalon aurait touché ses seins lors de soirées festives et arrosées, alors qu’elle dormait sur un divan. La plaignante a soutenu qu’il aurait également touché ses vêtements au niveau de son entrejambe. Dans ma tête, vu que j’avais mis mon bras la dernière fois, je ne pensais pas qu’il allait se réessayer, a-t-elle mentionné.
Selon cette dernière, son ancien entraîneur aurait également sollicité des attouchements en la forçant à mettre sa main sur son pantalon à la hauteur de son sexe. Elle a expliqué qu’il l’aurait aussi embrassé dans le cou, sur le front et les lèvres sans qu’elle l’ait sollicité.
Dans une vidéo présentée au jury, Dorian Escalon danse torse nu avec les deux plaignantes et d’autres de ses élèves. Il n’y a pas d’entraîneur d’équitation qui enlève son chandail devant ses élèves parce qu’il a chaud, a-t-elle commenté.

Dorian Escalon fait face à six chefs d’accusation pour agressions sexuelles et leurre informatique.
Photo : Radio-Canada / Delphine Belzile
Selon la plaignante, l’accusé aurait toujours refusé qu’elle expose les événements. Cette dernière a aussi souligné avoir gardé le silence par peur de tout perdre. J’avais quand même un emploi là-bas, un cheval là-bas. Je ne voulais pas non plus me faire renvoyer.
C’est vraiment ma passion [l’équitation]. Ça prenait beaucoup de place dans ma vie.
Échange de photos intimes
Toujours selon la plaignante, Dorian Escalon lui aurait envoyé une photo non désirée de son pénis en érection à l’occasion de ses 18 ans. Par la suite, l’accusé lui aurait transmis, via l’application Snapchat, plusieurs images de son organe génital et de son corps nu devant le miroir.
La plaignante a ajouté que Dorian Escalon lui aurait demandé de lui partager des photos intimes. Elle a raconté avoir cédé, sans initier les échanges. C’était un réflexe de faire ce qu’il demandait, a-t-elle dit.
Ce n’était vraiment pas quelque chose que j’avais envie de faire.
La plaignante a conservé plusieurs de ces photos, qui ont été présentées, caviardées, au jury.
Sous le choc
La poursuite a aussi appelé à la barre une des personnes à qui les plaignantes ont confié leur histoire. La témoin a été mise au courant des faits allégués en juin 2024, quelques mois après les événements rapportés.
Il est arrivé des choses graves à l’écurie, auraient averti les plaignantes. [Elle] s’est fait violer par Dorian. Et moi, j’ai aussi subi des agressions sexuelles, aurait relaté l’une d’entre elles à la témoin.
Je me suis mise à pleurer et à trembler [...] On était sous le choc cette soirée-là, a raconté la témoin, lors de son interrogatoire.
Le contre-interrogatoire de la plaignante se tiendra mardi au palais de justice de Sherbrooke.


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