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Une cinquantaine de citoyens se sont réunis lundi à Forestville pour protester contre la possible fermeture du Centre d’études collégiales de la municipalité. La mobilisation se voulait « une déclaration d'amour » à l'établissement indique la Table régionale des organismes communautaires de la Côte-Nord (TROC), responsable de l'événement.
La mairesse de Forestville et préfète de la MRC de la Haute-Côte-Nord, Micheline Anctil, est venue encourager les citoyens, organismes communautaires et représentants des municipalités réunis pour l’occasion.
L’élue souhaite garder en activité cet établissement affilié au Cégep de Chicoutimi depuis maintenant 30 ans.
Il y a trois enjeux à l’heure actuelle, [...] il y a le financement, les frais d’opérations ainsi que la clientèle. Il faut faire connaître le centre pour être attractif pour les jeunes de notre territoire et d’ailleurs
Un avis que partage la responsable de la recherche et du développement communautaire de la TROC-CDC, Mireille Boivin, qui juge que le centre est une porte d’entrée peu coûteuse vers l'université. Selon elle, l’établissement de Forestville permet aussi aux jeunes de rester plus longtemps à la maison et d’économiser avant de poursuivre leurs études dans les grands centres.
Le Centre d’études collégial, c’est un peu un îlot des possibles pour la Haute-Côte-Nord, c’est un accès aux études postsecondaires qui est rare chez nous. Il n'y pas d’autres options si on choisit de rester [dans la région] pour poursuivre ses études après le secondaire , commente Mireille Boivin.
Au vu de la situation, la préfète de la Haute-Côte-Nord s'engage à mettre sur pied un comité qui aura comme mandat de s’attaquer aux problèmes du centre collégial. Selon Micheline Anctil, plusieurs acteurs régionaux et organismes communautaires ont démontré de l’intérêt à participer aux discussions.

La préfète de la MRC de Haute-Côte-Nord, Micheline Anctil, espère pouvoir maintenir en activité le Centre d'études collégiales de Forestville, seul établissement en Haute-Côte-Nord offrant un accès aux études post-secondaires. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin
Une décision finale toujours en suspens
Selon le directeur des études au Cégep de Chicoutimi, Christian Tremblay, le flou persiste quant à savoir si la session actuelle sera la dernière. L’option de maintenir ouvert le cégep 1 ou 2 ans pour voir si la situation financière se redresse est également envisagée par la direction.
On attend de voir la mobilisation du milieu, [...] on veut raffiner les données qu’on a actuellement. Peut-être amener des initiatives qui semblent vouloir poindre pour aplanir les difficultés qu’on vit, avance Christian Tremblay.
Dans un contexte de contraintes budgétaires, le directeur évalue que les sommes nécessaires aux activités de l’établissement gravitent autour de 150 000 à 200 000 $ annuellement.
Le centre d'études collégiales de Forestville compte actuellement 12 étudiants et offre un programme préuniversitaire en sciences humaines, un tremplin-DEC et quelques formations ciblées.
Un texte d'Etienne Parent


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