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Par Le Figaro avec AFP
Le 22 avril 2026 à 19h57
Près de vingt tentes ont été installées depuis mardi mais «d’autres vont suivre», promet l’association Droit au logement, qui entend mener une action «au long cours».
Passer la publicité Passer la publicitéUne centaine de familles parisiennes mal logées ou sans logement ont installé avec l'aide de l'association Droit au logement (DAL) un campement devant l'Hôtel de Ville de Paris où elles se relaient pour tenter d'obtenir un logement décent, a constaté mercredi l'AFP.
«On est là, on bouge pas. Y'en a marre des souris dans les placards, y'en a marre des cafards dans les plumards, des logements vides, des loyers hyper chers», ont scandé des militants du DAL sur le parvis de l'Hôtel de Ville. «Il s'agit de personnes qui ont fait une demande de logement social, qui ont souvent un emploi et sont reconnues prioritaires Dalo (Droit au logement opposable, ndlr) mais n'ont pas été relogées», a expliqué lors d'un point presse Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL, qui demande à la Ville de faire «toute la transparence sur les critères d'attribution et la cotation des personnes relogées».
Parmi les personnes mobilisées, certaines sont également dans le quart le moins riche des demandeurs de logement social, à ce titre considérées comme prioritaires. Près de vingt tentes ont été installées depuis mardi mais «d'autres vont suivre», promet Jean-Baptiste Eyraud, qui entend mener une action «au long cours».
«Il n’y a rien»
Salah, un Algérien de 74 ans qui a obtenu le statut Dalo en 2022, a dormi dans l'une des tentes avec sa fille de 18 ans. À ses côtés, Malika, chauffeuse VTC, vit dans 32 m2 dans le XIXe arrondissement avec ses trois enfants et dit avoir déposé une demande de logement social «depuis 15 ans». «Je suis prioritaire Dalo, je ne sais pas ce qu'ils font avec mon dossier», se désole-t-elle.
Louisa, 76 ans, allocataire du minimum vieillesse, paye 445 euros par mois une chambre de 23 m2 dans une pension de famille depuis 2015. «Je suis reconnue par le tribunal administratif comme devant être relogée d'urgence. Mais jusqu'à présent, il n'y a rien. Même pas une proposition de logement. J'ai écrit à la maire de Paris. Rien du tout. J'ai écrit au préfet. Pas de réponse. Maintenant, l'affaire est devant le tribunal administratif pour obtenir une indemnisation», raconte-t-elle.
Un an après le dépôt de deux recours contre l'État dont un sur le droit au logement opposable pour non-assistance à personnes mal logées, le Collectif des associations pour le Logement (CAL) avait expliqué en février que l'État ne respectait pas ses obligations de résultat.


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