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La journaliste et animatrice officie désormais sur BFMTV. Mais depuis ses débuts, elle est dans le viseur des syndicats de la chaîne d’information.
Sonia Mabrouk connaît une rentrée chahutée. Lundi 24 août, la journaliste a fait ses débuts sur BFMTV aux commandes de «100 % Mabrouk». Mais depuis, elle est dans le viseur des groupes et syndicats de la chaîne d’information. Les premiers soirs, elle a reçu sur son plateau l’entrepreneuse Sophie de Menthon sur le plateau et l’essayiste Céline Pina, ancienne chroniqueuse de CNews. Une présence qui a interpellé des membres de la Société des journalistes. «Il n’est pas question que notre chaîne d’informations devienne, à travers cette émission, une pâle copie d’une chaîne d’opinion. Nous resterons très attentifs à cela, alors que nous entrons en période présidentielle», avait rappelé la SDJ dans un échange avec la direction de la chaîne d’information.
Ce jeudi 10 septembre, la SDJ et la CGT du groupe RMC BFM sont montées au créneau. Dans un communiqué, les deux syndicats ont d’abord vivement critiqué l’interview de Sarah Knafo diffusée le 7 septembre, l’accusant d’avoir pu «dérouler son argumentaire sur les “Français de souche” par opposition aux “Français de branche”» sans être contredite par la journaliste. «Visiblement, il semble tout naturel que cette expression, notoirement d’extrême droite et raciste, occupe une place conséquente dans cet entretien de 45 minutes avec Mme Knafo, sans aucune opposition ni recadrage historique sur l’usage de ce type de sémantique», ont-ils dénoncé. La proportion d’intervenants d’extrême droite est ensuite pointée du doigt, jugée nettement supérieure à celle des intervenants de gauche.
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Connue pour son franc-parler, Sonia Mabrouk s’est exprimée à deux reprises aux sujets de ces critiques. Une première fois le 27 août au micro de France Inter. «Que ce soit sur CNews, que ce soit sur BFM, je compte porter le fer dans la plaie avec toujours des invités différents pour y répondre. Il n’y a pas de question taboue, en réalité. Moi, le seul intérêt, c’est de faire vivre un débat démocratique, d’avoir une conversation saine, d’avoir des échanges féconds. C’est le plus important. Quand il y a des propos qui sortent du cadre, dans le cadre de mon émission, je joue mon rôle de garde-fou», avait-elle déclaré.
Et une deuxième fois ce vendredi 11 septembre. «Le journalisme, c’est le pluralisme. Il faudra s’y habituer. Votre hémiplégie politique et démocratique est déshonorante a fortiori en pleine campagne présidentielle», a-t-elle écrit sur X. Et de conclure : «Je ne me laisserai pas salir».
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Un message qui a suscité de nombreuses réactions mais aussi quelques soutiens. Parmi eux, Bernard de La Villardière considère que la journaliste et animatrice est victime d’une conspiration. «Plein soutien à Sonia Mabrouk, cible d’une cabale qui en dit long sur l’évolution du journalisme d’aujourd’hui. Juger plutôt qu’expliquer, disqualifier plutôt que débattre», a-t-il posté.
Le maire de Nice, Éric Ciotti, a, lui aussi, souhaité adresser un message à Sonia Mabrouk qu’il estime «victime du totalitarisme idéologique de l’extrême gauche». David Lisnard, maire de Cannes, partage la même opinion. «Ce sectarisme, cette volonté tyrannique, cette trahison de l’esprit du journalisme par un syndicat censé représenter la profession sont une infamie. Il ne faut pas céder, ne plus rien laisser passer. Vive le pluralisme, la controverse civile, la liberté et la diversité d’expression, la démocratie, bravo à Sonia Mabrouk», a-t-il écrit.
Sonia Mabrouk peut également compter sur le soutien de Shannon Seban, secrétaire nationale des Républicains. «Une nouvelle fois prise pour cible par le sectarisme idéologique de l’extrême gauche. Qu’un syndicat censé représenter les journalistes cherche à disqualifier une voix plutôt qu’à défendre le débat est indigne de la profession et de ses principes», a-t-elle posté.


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