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La Septilienne Laurence Leblanc-Lynch propose depuis deux ans une application de revente de vêtements usagés. La plateforme compte plus de 2000 utilisateurs à travers le Québec et enregistre plusieurs transactions quotidiennes. Une façon pour les familles d’être plus écoresponsable dans sa consommation de vêtements et d’accessoires.
L’idée de créer une application de revente de vêtements entre particuliers est arrivée pour Laurence Leblanc-Lynch avec la frustration de la disparition de la plateforme Vinted au Canada.
« On s’est retrouvés avec juste Facebook Marketplace et les irritants qui viennent avec », dit Laurence Leblanc-Lynch.
Les irritants dont Mme Leblanc-Lynch fait mention sont un bassin de personnes à proximité moins grand, donc moins de grandeurs et de choix, mais aussi, les sollicitations par messages qui, souvent, n’aboutissent à rien. En plus, les paiements ne sont pas sécurisés sur la plateforme du célèbre réseau social.
Laurence Leblanc-Lynch et son associée de l’époque appréciaient acheter de la mode seconde main, surtout pour les enfants qui grandissent rapidement, mais également pour le côté écoresponsable.
« En ce moment, les vêtements, on pense qu’on envoie ça en friperie et qu’ils vont les revendre. Mais en réalité, les friperies ne passent pas à travers. Il y a plein de textiles qui sont renvoyés dans d’autres pays dans le monde. On est en train de faire une poubelle avec la planète. Parce qu’on a trop de textiles. On consomme, comme si ça nous prenait tout le temps du nouveau linge », dit Mme Leblanc-Lynch.
Une situation qui est observable à la friperie Recyk & frip de Sept-Îles où, durant le mois de septembre, ils ont reçu un nombre record de 20 000 kg de dons. Depuis avril 2026, en six mois d’opération, la friperie a recueilli plus 105 000 kg de dons : l’année s’annonce sous le signe du record puisque l’an passé c’est 170 000 kg en dons que l’organisme a reçu.
Donc, en voyant disparaître la plateforme Vinted qui lui permettait d’avoir accès à un vaste choix de vêtements seconde main de partout au Québec et en étant peu satisfaite des autres options qui s’offraient à elle, Laurence Leblanc-Lynch a décidé de lancer sa propre plateforme.
La psychoéducatrice en milieu scolaire explique que, dans son travail, elle voit tous les jours des familles qui jonglent avec des budgets serrés.
« Je le vis aussi de mon bord avec mes deux enfants qui grandissent à vue d’œil. Fait que je me suis dit : on va le faire nous-mêmes, pis on va le faire québécois », dit Mme Leblanc-Lynch.
Dans les débuts du lancement de Poulichon en 2024, l’application comptait 300 membres, aujourd’hui ils sont plus de 2000 répartis à travers l’ensemble du Québec.
« Je n’ai pas fait de grosses campagnes pour faire de l’acquisition d’utilisateurs encore. En ce moment, la croissance est vraiment plus organique, mais ça grossit tout le temps quand même. Je suis plus à peaufiner un peu l’expérience utilisateur », dit Mme Leblanc-Lynch.
Elle indique qu’une des nouveautés à venir sera l’intégration de l’intelligence artificielle afin de sublimer les photos des articles.
« Ce que ça va faire, c’est que les gens, quand ils vont prendre une photo de leur article, l’intelligence artificielle va améliorer la photo sans changer les détails de l’article », explique la femme derrière l’application.
L’application Poulichon est disponible sur plusieurs plateformes. Photo Nadia Dorval
Comment ça fonctionne ?
L’application sert à vendre ou à acheter des articles de seconde main, vêtements femmes, hommes, enfants, accessoires, jouets et articles de sport se retrouvent sur la plateforme. Le téléchargement et l’inscription à Poulichon sont gratuits. Les vendeurs récupèrent 100 % du profit de leur article. Les frais de service sont inclus dans le prix des articles.
Les acheteurs peuvent choisir entre recevoir leur article par la poste ou s’ils sont à proximité du vendeur, ils peuvent récupéré leur achat en main propre. Lors de l’échange, un code QR sera numérisé et c’est ce qui débloquera le paiement qui sera déposé dans le compte du vendeur. Dans le cas où l’option envoi postale est choisie, les frais sont de 9 $, mais gratuit lors de l’achat de dix articles d’un même utilisateur.
« Les articles ne sont souvent vraiment pas chers. On est dans des 50 % de rabais [du prix original] et plus encore, souvent plus. Ça fait que le 9 $, on ne le sent pas vraiment à la fin », dit Laurence Leblanc-Lynch.
L’application de revente de vêtement de seconde main est disponible gratuitement sur plusieurs plateformes.
Nadia Dorval
Diplômée en Arts et technologies des médias, Nadia Dorval a été animatrice à la radio durant près de sept ans. Ses expériences en développement philanthropique... Lire la suite


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