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Plusieurs études convergentes, portant sur la nature des déblais issus du chantier Lyon-Turin, font apparaître des difficultés, ignorées du grand public jusqu’à présent, difficultés qui seront difficiles à contourner…
En effet, dès les premiers coups de pioche sous les Alpes, deux matériaux à problème sont apparus : uranium et amiante.
Or ces matériaux une fois extraits vont être répandus en grande quantité dans toute le région Rhône-Alpes, rendant les secteurs concernés gravement pollués... et infertiles, et la loi ne le permet pas.
Une première étude, largement en amont laissait apparaître ces difficultés, alors que les ingénieurs étaient persuadés qu'elles étaient surmontables, mais, contre toute attente, il n’en est rien.
Tout d’abord, ils étaient convaincus que ces « déblais » étaient utilisables, comme le laisse entendre cet extrait de l’étude : « une partie des déblais sera réutilisé pour constituer les revêtements des voûtes du tunnel »…
Sauf qu’en Maurienne des déblais de ce type ayant servi a faire du béton s’est avérée ne pas être une solution acceptable, et les immeubles construits avec ce béton ont du être détruits. lien
170 appartements de luxe, à la station de ski de Valménier ont été interdits d’accès car, selon le maire de la commune, Philippe Baudin : « le béton des fondations se liquéfie au contact de l’eau ». lien
En effet la qualité de ce béton était tout sauf irréprochable, due à la présence de gypse et d’anhydrite, suivant les dires d’un expert. Lien
donc les matériaux d’excavation ne seront jamais utilisables, et devront être répandus dans toute la région sur 22 points, décris dans cet article.
La carte des déblais
https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/stop-au-2eme-lyon-turin_1319904#12/45.562700/5.442400
Sauf que maintenant, il ne s’agit plus que seulement du gypse et de l’anhydrite, il faut y ajouter l’amiante, et l’uranium !
Et ces matériaux dangereux seraient répandus sur divers sites Rhône-Alpins, et la loi ne le permet pas.
Nos voisins Italiens nous avaient déjà prévenu dès 2013 de la présence de ces dangereux matériaux : l’alerte avait été donnée par la compagnie pétrolifère Agip, qui en faisant des forages dans la région dans les années 70, avait confirmé la présence de matériaux radioactifs, ce que des chercheurs indépendants avaient déjà constaté. lien
Le professeur Zucchetti, du Politecnico de Turin avait confirmé avoir relevé des taux de radioactivité 1000 fois plus élevés que la radiation naturelle, (28 sites constatés en Val de Suze) et il a déclaré : « s’il faut creuser la montagne, il serait intelligent de ne pas le faire ici ».
« Rien que 500 mètres du tunnel de base correspondent à 170 000 m3, soit l’équivalent du chargement de 17 000 camions », ajoute le professeur. lien
D’ailleurs, l’état italien avait envisagé d’extraire cet uranium, mas les référendums de 1987 ont imposé l’abandon de l’atome (94 % NON). Lien
La quantité de déblais est considérable, même si Telt,promoteur du projet assurait que ces déblais ne seraient que de l’ordre de 1,5 millions de m²...sauf qu’à l’étude de la carte (cliquer sur les points rouges), il en est autrement, et en se basant sur les déblais extraits des creusements, 5 km de ces creusement ayant produit 3,4 millions de tonnes de déblais...et une simple règle de 3, basée sur les 280 km (140 km de tunnels, mais il y a 2 tubes), font apparaître le chiffre de 190 millions de tonnes de déblais...lesquels seraient répandus sur les 22 sites retenus, et rendront ces sites infertiles...et dangereux sur des surfaces considérables, l’équivalent de centaines de terrains de foot.
La présence d’uranium et d’amiante ne devraient plus permettre l’épandage de ces déblais, car, non seulement ils s’ajoutent aux 1500 hectares volés aux zones agricoles, mais de plus, ils mettraient les populations en danger.
On se souvient de l’excellent reportage d’Élise Lucet sur le sujet, réalisé sur le site du stade de Gueugnon, en Saône et Loire, et ont découvert que le terrain de foot et les parkings y attenant dégageaient de la radioactivité 60 fois plus forte que la radioactivité naturelle, due probablement a une usine de traitement d’uranium se trouvant à proximité, et détruite depuis...(ils ont trouvé entre 28 000 et 30 000 tonnes de résidus radioactifs, à 70 centimètres de profondeur). Lien
Alors qu’en sera-t-il des 190 millions de tonnes de déblais qui seraient issus du chantier du Lyon-Turin ?
Et que feraient les autorités de ces déblais à problème si le chantier allait à son terme ?
On savait déjà en 2009 qu’il y avait 210 sites d’uranium en France. lien
Qu’en serait-il avec cet uranium potentiellement épandu sorti du chantier du Lyon-Turin ?
Quel sera le danger auquel les populations seraient exposées ?
La loi a déjà la réponse.et elle ne permet pas de stocker des matières radioactives à l’air libre....
Il faudra donc que les responsables du chantier fassent en quelque sorte que tout danger soit écarté. lien
Ne serait-ce que pour le site de Maurienne où déjà des déblais, plus que probablement toxiques, ont été entreposés.
Sont actuellement étalés plus de 3 millions de tonnes de déblais, probablement truffés de produits dangereux, qu’il faudra donc évacuer, mais qu’en faire ?...d’autant qu’il faudrait trouver une solution pour les près des 200 millions de tonnes qui seraient extraits des galeries de reconnaissance, et du futur tunnel...
On leur souhaite bien du plaisir.
Comme dit mon vieil ami africain : « Celui qui désire la pluie doit aussi accepter la boue ».
le dessin illustrant l’article est de Gendrini
Merci aux internautes pour leur aide précieuse
Olivier Cabanel
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