NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Un travailleur à Moncton a été écrasé par un pneu de 454 kilogrammes (1000 livres) qu’il tentait de décharger d’un camion, selon des personnes qui ont témoigné devant la cour, mardi.
Le travailleur Timothy Steeves, 41 ans, est mort le 18 octobre 2024.
Son employeur, l’entreprise Coast Tire & Auto Service, subit un procès en vertu de la Loi sur l’hygiène et la sécurité au travail du Nouveau-Brunswick. Elle est accusée de ne pas avoir fourni à son employé l’équipement nécessaire pour déplacer des pneus de cette taille.
Le travailleur Michel Bourque, conducteur d’un camion du transporteur Armour, a dit durant son témoignage qu’il a livré un chargement de pneus à Coast Tire ce jour-là.
Il a fait reculer son camion-remorque jusqu'au quai de chargement de la succursale de Coast Tire du boulevard Baig.
Selon lui, M. Steeves a déchargé des pneus ordinaires sur une palette à l’aide d’un chariot élévateur. Le grand pneu était fixé à la verticale sur une paroi intérieure de la remorque.
C’était probablement le plus gros pneu que j’ai livré à Coast Tire, a déclaré M. Bourque.
Selon lui, M. Steeves lui a dit qu’il n’utiliserait pas le chariot élévateur pour décharger le grand pneu et qu’il le ferait plutôt rouler hors du camion. Le pneu a commencé à rouler, mais il a heurté une rampe située entre l'arrière de la remorque et le quai de chargement et il s'est renversé sur lui.
Michel Bourque, qui connaissait M. Steeves, a dit qu’il a essayé de soulever le pneu, mais sans y parvenir, et qu'il a crié à l’aide.
Un enregistrement d’une caméra de surveillance présenté en cour montre le pneu sortant de la remorque et se renversant. D’autres travailleurs se sont précipités sur place.
Ce sont ceux qui ont essayé de sauver Tim, a souligné Michel Bourque.
Autres témoignages
Michel Bourque était le premier témoin de la Couronne, mardi.
Selon un autre témoin, Derrick Fillmore, qui était gestionnaire adjoint au moment des faits, Coast Tire voulait que les grands pneus soient expédiés sur des palettes pour qu’il soit possible de les déplacer avec un chariot élévateur. Le mode de livraison dépendait toutefois d'autres entreprises.
C’est ainsi que le fabricant l’a expédié, a déclaré M. Fillmore au sujet du grand pneu qui a écrasé M. Steeves.
Il a précisé que le pneu de marque Goodyear était destiné à de la machinerie de terrassement.
Derrick Fillmore, qui est aussi pompier volontaire, a dit avoir tenté les manœuvres de réanimation cardiopulmonaire sur M. Steeves avant l’arrivée des pompiers et des ambulanciers.
Il est l’un des deux employés qui ont dit que décharger le pneu en le faisant rouler était la meilleure solution parce qu’il était impossible de faire tourner le chariot élévateur dans la remorque.
Il n’y avait en fait aucun moyen de faire entrer un chariot élévateur dans la remorque, a déclaré M. Fillmore.
Francis Hibbs, aussi employé de Coast Tire, a expliqué que la position du pneu était un problème pour le chariot élévateur. Durant le contre-interrogatoire, il a dit qu’un autre chariot élévateur muni de bras de serrage aurait pu servir à soulever le pneu latéralement.
Aucune procédure écrite avant l’accident
James LeMesurier, l’avocat représentant Coast Tire, a demandé à certains témoins si M. Steeves avait lui-même décidé de décharger le pneu en le faisant rouler.
Coast Tire n’avait aucune procédure écrite en matière de déchargement de grands pneus au moment des faits, et elle a entrepris d’en rédiger une le jour même où M. Steeves est mort, selon une autre témoin, Shirley Mitchell, directrice de l’entreprise en matière de ressources humaines.
Nous avons écrit une procédure normale, mais nous avons ensuite rédigé une procédure beaucoup plus détaillée, a indiqué Mme Mitchell.
La nouvelle procédure stipule qu’il faut quatre employés pour faire rouler un pneu. Trois d’entre eux doivent maintenir le pneu et le quatrième doit les guider.
Le juge Jeff Lantz, qui travaille habituellement à l’Île-du-Prince-Édouard, préside le procès.
Le juge a rejeté la demande du procureur de la Couronne, Gabin Kabou, de faire reconnaître un employé de Travail sécuritaire NB comme un témoin expert en ergonomie. Me Kabou a ensuite déclaré que la Couronne n’avait aucun autre témoin.
James LeMesurier a expliqué qu'il réfléchissait encore à la possibilité de présenter des preuves.
Le procès doit se poursuivre mercredi.
D’après un reportage de Shane Magee, de CBC


3 month_ago
20



























.jpg)






French (CA)