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L'un des responsables de la synagogue de Belleville, en Ontario, qui a été prise pour cible par un tireur en septembre, affirme que des mesures de sécurité renforcées et coûteuses sont nécessaires pour garantir la sécurité des fidèles.
La police a qualifié l'attaque du 20 septembre de tentative déjouée de massacre de fidèles juifs au début du Yom Kippour, le jour le plus sacré du calendrier juif. Selon elle, le tireur disposait de plusieurs armes à feu, de grandes quantités de munitions et d’essence, et avait l’intention de mener une attaque de grande envergure lorsqu’il a ouvert le feu sur un agent posté à l’extérieur de la synagogue Sons of Jacob.
Shima Vigodda, vice-président de la synagogue, a déclaré lundi lors d’une conférence de presse sur la colline du Parlement qu’avant l'attaque, les priorités de l’établissement en matière de sécurité consistaient notamment à remplacer les vitres brisées lors d’actes de vandalisme et à installer des alarmes antivol.

La fusillade a eu lieu un dimanche soir de septembre près de la synagogue Sons of Jacob à Belleville, en Ontario. Le suspect a succombé à ses blessures. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Ian MacAlpine
Un programme fédéral existant, destiné à aider les lieux de culte à améliorer leur sécurité, était suffisant pour couvrir ces dépenses modestes, a-t-il indiqué.
Mais M. Vigodda, qui a survécu à l’attaque du tireur, a déclaré qu’il était désormais évident que des mesures plus coûteuses étaient nécessaires — des améliorations que le Programme pour la sécurité communautaire du Canada (PSCC) ne couvrirait pas entièrement.
Des vitrages pare-balles requis, dit la synagogue
Il a précisé que ces mesures comprenaient notamment l’installation de vitrages pare-balles, le remplacement des portes intérieures et extérieures, la construction d’un abri sécurisé, la mise en place de clôtures pour ralentir ou arrêter un agresseur potentiel, ainsi que la présence sur place de personnel de sécurité ou de policiers armés.
Ces mesures sont nécessaires non seulement pour assurer notre sécurité physique, mais aussi pour dissuader les agresseurs potentiels, a fait valoir M. Vigodda. Pour de nombreux membres de notre congrégation qui étaient présents le jour de Yom Kippour, c’est également une nécessité pour qu’ils se sentent suffisamment en confiance pour revenir à la synagogue.

Alors que les membres de la synagogue Sons of Jacob y célébrait le Yom Kippour, un homme armé d'un fusil de chasse a ouvert le feu sur un policier posté devant une synagogue de Belleville en Ontario, déclenchant un échange de tirs qui a laissé l'homme et le policier grièvement blessés. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Ian MacAlpine
Les propositions approuvées dans le cadre du programme fédéral de sécurité peuvent bénéficier d’un financement couvrant jusqu’à 70 % des coûts du projet, la contribution maximale de Sécurité publique Canada s’élevant à 5 millions $ par projet.
M. Vigodda a déclaré que, même avec ce programme, les petites communautés qui peinent à assurer une sécurité adéquate tout en essayant de faire face à d’autres dépenses sont confrontées à un choix déchirant et parfois impossible.

Noah Shack, chef de la direction du Centre consultatif des relations juives et israéliennes.
Photo : La Presse canadienne / Justin Tang
Noah Shack, chef de la direction du Centre consultatif des relations juives et israéliennes, a indiqué lors de la conférence de presse que le budget fédéral, qui sera déposé jeudi, offre au gouvernement libéral l’occasion de donner corps à sa nouvelle stratégie de sécurité nationale en investissant dans la lutte contre la radicalisation, le renseignement et la lutte contre le terrorisme.
Il a ajouté que le centre travaillait en étroite collaboration avec Sécurité publique Canada pour renforcer le Programme pour la sécurité communautaire du Canada, afin que chaque institution puisse bénéficier du soutien dont elle a besoin et que le programme est destiné à fournir, quelle que soit sa situation financière.
- Avec la contribution d’Alyssa Wheeler, à Ottawa, et de Paola Loriggio, à Toronto


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