Le Norvégien Søren Wærenskjold a remporté mercredi l’étape la plus rapide du Tour de France (50,9 km/h sur les 161 kilomètres qui séparent Vichy de Nevers). Mais le sprinter tient à poser des limites sur son boulevard de vitesse. Des bornes éthiques qu’il prend la peine de réaffirmer en public. Tenez, il aurait pu devenir en 2021 le coéquipier de Tadej Pogačar, au Team UAE-Emirates: «Bien sûr, j’ai été tenté, mais les Norvégiens ne sont pas tellement fans des Emirats arabes unis et de ce genre de pays. J’ai préféré choisir ce qui est moralement et éthiquement correct et ne pas faire passer le salaire avant tout.»
Il aurait pu dérouler sa gourmandise du sprint au Tour d’Alula, sur les lignes droites d’Arabie saoudite: il renonce au déplacement depuis 2025: «Des personnes sont emprisonnées, voire tuées, à cause de leurs opinions politiques. Il y a aussi les droits des homosexuels, ceux des femmes… » Qui ose élever la voix dans le peloton du Tour sur ces sujets qui ne dépassent pas le sport mais sont le sport même? Søren Wærenskjold.


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