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Un parc agrivoltaïque avec moutons est en projet à Saint-Georges-de-la-Couée et Courdemanche. Une réunion publique est organisée jeudi 25 juin 2026 pour le présenter aux habitants.
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Par Jimmy Charlot Publié le 20 juin 2026 à 13h34
Un parc agrivoltaïque est en projet sur le territoire de Saint-Georges-de-la-Couée (Sarthe), et plus partiellement sur Courdemanche, la commune voisine.
Ce projet, porté par la société Renew Sun, prévoit l’installation de panneaux solaires sur 1 383 tables mobiles (suivant la course du soleil) d’une hauteur de 4 m 50, associée à une activité d’élevage sur une emprise totale de 38 hectares. Les tables, elles, seraient installées sur 20 hectares.
Les parcelles concernées sont situées entre Courdemanche et Saint-Fraimbault.
La consommation de 8 250 habitants
Sur le plan technique, le parc disposerait d’une puissance installée de 12 MWc pour une production annuelle de 17 GWh, soit l’équivalent de la consommation de 8 250 habitants. L’électricité produite serait injectée dans le réseau national Enedis.
Le volet agricole concerne des terrains aujourd’hui en friche, sur une exploitation qui reste à créer. Le projet prévoit d’installer un troupeau de moutons de race Avranchin (entre 120 et 180).
Le site pressenti se trouve dans le périmètre de protection d’un Monument historique classé (la chapelle de Saint-Fraimbault), sur un secteur comportant d’importantes zones humides et une biodiversité reconnue.
Les porteurs de projet ont annoncé déposer le permis de construire à l’été 2026, si tout va bien. « Les études nécessaires à la réalisation d’une étude d’impact environnemental sont en cours de finalisation ».
Avis défavorable
Réuni le 5 juin 2026, le Conseil municipal de Saint-Georges-de-la-Couée a émis, à l’unanimité, un avis défavorable sur ce projet.
« Notre opposition n’est pas de principe : la commune soutient le développement des énergies renouvelables, qu’elle avait choisi d’orienter vers les toitures, au bénéfice direct des habitants. Elle porte sur ce site précis, pour des motifs concrets : avis non acquis de l’Architecte des Bâtiments de France, zones humides étendues, espèces protégées, risque d’inondation, caractère agricole encore non démontré et impact sur le cadre de vie des riverains », justifie le maire, Sylvain Bidier.
Réunion publique le 25 juin
Afin d’informer la population et d’échanger sur ces enjeux, la mairie de Saint-Georges-de-la-Couée, conjointement avec celle de Courdemanche, organise une réunion publique jeudi 25 juin 2026 à 20 heures à la salle des fêtes de Saint-Georges-de-la-Couée.
« Le porteur de projet sera présent à cette réunion afin de présenter son dossier et de répondre aux questions : l’échange sera donc contradictoire et permettra à chacun de se forger une opinion en toute connaissance de cause », conclut l’édile.
Contacté, le porteur de projet n’a pas donné suite à nos sollicitations.
La réglementation en France
Face au développement de l’agrivoltaïsme en France, l’Agence de Développement et de la Maitrise de l’Energie (Ademe) s’est vue confier une mission de suivi statistique des installations agrivoltaïques. Ses missions ont été précisées dans la loi du 10 mars 2023 relative à l‘Accélération de la production d’énergies renouvelables (APER). L’Ademe a pour objectif de collecter, centraliser et analyser les données issues de ces installations, tant sur le plan énergétique qu’agricole.

Selon l’Observatoire de l’agrivoltaïsme de l’Ademe et la réglementation : « Une installation agrivoltaïque est une installation de production d’électricité utilisant l’énergie radiative du soleil et dont les modules sont situés sur une parcelle agricole où ils contribuent durablement à l’installation, au maintien ou au développement d’une production agricole ».
État des lieux en France
En France, au 23 février 2026 (selon les dernières données de l’Observatoire de l’agrivoltaïsme), 227 parcs étaient recensés (156 en exploitation, 23 en construction et 48 autorisés) dont sept en région Pays de la Loire. En Sarthe, un seul parc est en fonction, à Saint-Pierre-de-Chevillé. 107 sites concernent des cultures spécialisées, 98 de l’élevage et 20 parcs sont consacrés aux grandes cultures. La majorité des activités agricoles sur ces parcs concerne des élevages ovins (65 sur 227). 90 des 227 parcs sont équipés de panneaux fixes et 71 de panneaux mobiles ou trackers.
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