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C’est un retour au calme dans les forêts du Québec, après la pluie des derniers jours. L’indice d’inflammabilité est à la baisse, après avoir connu des interdictions de feux à ciel ouvert.
Un printemps en dents de scie : c’est ainsi que Mélanie Morin, porte-parole de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), qualifie la saison.
Je pense que tout le monde peut constater de la météo très changeante d’une semaine à l‘autre. Ça a eu un gros impact sur nos interventions. Donc, des parties de mois qui ont été le calme plat et, ensuite, une semaine ou deux très occupées, illustre-t-elle.
Habituellement, les feux les plus dévastateurs arrivent au printemps. Pour l’instant, en Abitibi-Témiscamingue, la SOPFEU a enregistré 19 incendies touchant 22,5 hectares. C’est un peu moins qu’à l’habitude, où on parle d’une trentaine de feux à cette période-ci.

La superficie est nettement inférieure, mais les feux de 2023 faussent les données, explique Mélanie Morin.
Seulement 22,5 hectares cette année, alors que la moyenne est habituellement plus de 12 000, indique-t-elle. Certaines de ces statistiques sont faussées suite à 2023 et la saison que nous avons connue, mais vraiment, cette année, un bon nombre de petits feux.
La période critique est bientôt derrière nous. On l’approche. C’est certain qu’on essaie de faire comprendre aux gens que pour nous, la période la plus occupée et critique est toujours le printemps : manque de végétation et de verdure, rappelle Mme Morin.
Une période de sécheresse en juillet et août n’est toutefois pas impossible.


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