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Après plusieurs années d'attente, les résidents de la Baie-des-Chaleurs devraient savoir à quoi s’en tenir, en 2026, relativement à la mise en place de la future collecte de matières organiques sur le territoire. La Régie intermunicipale de gestion des matières résiduelles Avignon-Bonaventure (RGMRAB) attend les résultats d’analyses déterminantes pour l'implantation du service.
L'étude de scénarios menée par la firme indépendante Solinov sera présentée aux élus siégeant à la Régie à leur prochaine assemblée, au cours des semaines qui viennent.
Cette étude en dira davantage sur ce qui est actuellement enfoui. On en est à évaluer le volume exact de produits putrescibles qui sont générés sur le territoire des deux MRC et quel scénario on peut mettre en place, résume le vice-président de la RGMRAB, Mathieu Lapointe.
L’organisation devrait donc être sous peu fixée quant à la meilleure façon de procéder au déploiement de cette troisième collecte.

Mathieu Lapointe, également préfet de la MRC Avignon et maire de Carleton-sur-Mer, se montre très optimiste pour la suite du dossier. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois
M. Lapointe explique que les données devraient notamment orienter les choix sur la taille d'une plateforme de traitement possiblement aménagée au lieu d'enfouissement technique (LET) de Saint-Alphonse.
Elles serviront aussi à déterminer si d’autres installations déjà fonctionnelles en région pourraient mettre la main à la pâte, temporairement ou partiellement, ce qui pourrait notamment accélérer la mise en service de la nouvelle collecte.

Éric Dubé, préfet de la MRC de Bonaventure et maire de New Richmond, veut attendre avant de se prononcer sur l'échéancier des travaux. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes
Le document attendu mettra également en avant les gains environnementaux à prévoir advenant différents scénarios, par exemple si les matières organiques de la Baie-des-Chaleurs devaient en partie être acheminées vers les MRC de Rocher-Percé, de la Matapédia ou de la Matanie.
L’objectif, c’est vraiment de trouver une solution pour en venir plus rapidement à offrir ce service-là. Je pense que personne ne va nous tenir rigueur de l’endroit où notre matière va être compostée en attendant.
Un nouveau souffle
Après un travail de longue haleine qui aura permis de mettre la RGMRAB en place et d’y intégrer le LET, le dossier devrait donc progresser de manière considérable cette année.
Mathieu Lapointe, qui assure que le dossier va bon train avec une direction générale désormais en place, se veut très optimiste. Ça a été beaucoup de travail sur le plan légal, mais là, maintenant, le véhicule existe et on peut mener des actions. Je pense qu’on est vraiment équipés pour s’en aller vers la troisième voie.
On va assurément pouvoir prendre des décisions en 2026. On va avoir une orientation claire de ce qu’on veut faire pour le compostage. On a vraiment hâte!
Mathieu Lapointe mentionne qu’il n’est pas tout à fait impossible que la collecte débute au cours des 12 prochains mois, selon le scénario qui sera retenu par la Régie. Quant à Éric Dubé, il préfère ne pas donner d’échéance formelle à ce stade-ci. Je vais me garder une petite gêne, tant et aussi longtemps qu’on ne sera pas plus sûrs de pouvoir faire une annonce, indique l'élu.

La Ville de Matane a déjà mis sur pied sa collecte de matières organiques. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Isabelle Lévesque
M. Lapointe fait valoir que ce n’est pas par manque de volonté que la Baie-des-Chaleurs ne dispose pas déjà d’un système de collecte et de traitement des matières organiques. On veut le faire, mais c’est complexe d’en arriver à mettre en place des solutions de compostage.
Le gouvernement provincial a reporté l'échéancier pour le compostage obligatoire dans les municipalités de 2020 à 2022, puis à 2025.


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