NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway

Se souvenir de son passé entretient non seulement la mémoire mais rassemble aussi la vie, la survie et l’histoire de tous les peuples. Lorsque le calendrier hébraïque affiche la date du 9 Av, cela correspond dans la loi juive à un jour de tristesse, de deuil, de profond chagrin, de déchirement et même de larmes (Kinoun). Tradition oblige, cette fidélité mémorielle s’est transformée en objet d’histoire. Le 9 Av rappelle au peuple juif la destruction complète des pierres de ses deux temples à Jérusalem et, ironie de l’histoire, à la même date mais avec environ un demi-millénaire d’écart.
Cette destruction toucha chez ce peuple ses traditions religieuses (amésourot adati’ot), sa maison (baït), sa famille (michpaha), sa foi (émouna) avec son histoire, sa prophétie. Le voilà revenu sur sa terre avec une armée, des institutions, une capacité de décision. Pour le souvenir de ce passé tragique, un jour de jeûne est proclamé chaque année.
Le premier temple bâti par le roi Salomon fut détruit en -587 (av J.-C.). Cette destruction fut dirigée par Nabuchodonosor. Le second temple fut détruit en 70 (après J.-C.) par le futur empereur Titus.
La destruction du foyer, de la maison préoccupe le peuple juif depuis plusieurs millénaires. Cette destruction du foyer, de la famille devrait préoccuper les familles occidentales, le suivi de l’actualité n’annonçant rien de bon. En attendant les larmes, les lamentations et le deuil du passé ont renforcé la foi dans le cœur du peuple juif. La destruction du premier temple enseigne que le sacré ne peut être séparé du politique, du social, du moral. Une nation ne devient pas sainte en multipliant les cérémonies (si chères à Macron).
Mais une civilisation tombe que lorsqu’elle a cessé de croire à ses propres principes, lorsqu’elle omet de transmettre ses valeurs du passé à ses enfants. Le passé étant générateur d’avenir.
Le Général Napoléon visite l’Europe centrale
L’histoire raconte que lors d’une de ses campagnes à la conquête de l’Europe centrale, des villages de Pologne, le général Napoléon visita l’un des quartiers juifs, justement la veille du 9 Av (ou ticha-béav).
Il vit que les gens étaient très tristes. Ils marchaient la tête basse, pieds nus, sans même s’adresser la parole. S’approchant d’un lieu de prière, il vit des gens de tous les âges, assis dans la pénombre d’une simple bougie, qui psalmodiaient des lamentations. Étonné, presque effrayé, Napoléon se demanda pourquoi tant de tristesse, pourquoi ces sanglots qui montaient vers le ciel ? Pourquoi tant de gens, y compris des enfants, avaient les larmes aux yeux et pleuraient chaudement ?
Il demanda des explications.
On lui expliqua alors que ces gens pleuraient non pas un nouveau décret imposé aux juifs, non pas l’annonce d’une nouvelle persécution comme il y en eut tant dans leur histoire, mais pour la date marquant la destruction de leurs deux temples. Au fronton de ces temples, une bête saine – prélevée dans un troupeau – était sacrifiée sur l’autel en guise d’offrande au Créateur du monde, au dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, à leur dieu vénéré qui deviendra le Dieu d’Israël. Ces deux temples étaient la seule richesse spirituelle censée unir le peuple juif dans la foi stricte, le respect de la famille, de sa maison, de la vie d’autrui, de toutes les valeurs morales, humaines et spirituelles prescrites dans les saintes écritures.
Cette union spirituelle autour du temple, avait pour finalité de bonifier, de rendre meilleur le peuple du livre. En apprenant la signification du 9 Av, Napoléon déclara (sic) :
« Un peuple qui se souvient de son passé a un avenir »

La punition divine serait à l’origine de la destruction des deux temples.
Sur la symbolique du 9 Av, deux écoles de pensées s’affrontent.
-La première se contente de commémorer annuellement cette journée par un jeûne et la lecture du Kinoun (livre des lamentations), sans se poser de question. Alors que le 9 Av devrait devenir un jour de jugement porté sur nous-même et en aucun cas un jugement destiné à produire de la culpabilité.
-La seconde s’interroge sur la coïncidence de date de la destruction des deux temples et attribue cette concordance historique à la preuve qu’une punition divine se serait manifestée. C’est aussi la thèse de Rony Arich, écrivain essayiste, vivant en Israël et enseignant la pensée biblique, et également de mon vieil ami David, ancien rabbin philosophe de la politique de son état.
Pour David et Rony, l’homme, l’enfant, la femme sont une création du divin, donc en principe des créatures protégées par lui puisqu’elles sont le fruit de sa création. Tu aimeras ton prochain comme toi-même, est le commandement suprême imposé au peuple juif. Ce qui veut dire que si tu aimes ton prochain, tu le respectes et en aucun cas tu ne dois le tuer ou en faire ton esclave soumis.
Dans ce cadre, comment comprendre qu’un islamiste (Mohamed Merah) tue des gens : femmes, enfants, vieillards, jusqu’à 12 personnes dont une petite fille de 3 ans à bout touchant en criant Allah (D.ieu) est grand (Akbar). C’est une absurdité blasphématoire à tout acte de foi dans l’islam. Un acte contraire à toute croyance aux mots, pris dans l’immensité de son culte.
Au même titre que l’Iran utilise des proxys (Hamas, Hezbollah, Houthis) pour détruire Israël, pour les cabalistes de cette seconde école, Dieu aurait envoyé Nabuchodonosor et Titus un demi-millénaire plus tard pour détruire les temples juifs.
Pourquoi ces désastres, cette faillite morale ?
Contrairement aux idées reçues, aux habitudes, les causes de cette punition divine sont multiples :
Il faut y voir (de même de nos jours) un peuple insoumis aux lois du créateur, souillant par son inhumanité un sanctuaire immérité. On retrouve à l’époque des deux temples : incestes, viols, infidélités, adultères, violences, prostitutions, meurtres, vols, destructions, mensonges… L’équivalent des affaires Epstein devait exister, même en ces temps-là !
Le 9 Av devient alors le récit d’une société qui avait cessé de mériter ce qu’elle prétendait sanctifier, nous dit Rony.
Comment accepter l’hypocrisie de l’homme lorsqu’il vient prier dans le sanctuaire et retourne ensuite vers la violence, la corruption, le mensonge, l’injustice, le mépris ou l’indifférence ?
Quelles contradictions peut-on y retrouver de nos jours, à savoir le sang versé par des innocents ; la corruption des puissants ; le mensonge érigé en système ; l’exploitation des faibles ; l’écrasement du pauvre avec en exemple celui subi de nos jours dans les ZFE dans nos campagnes (lire l’excellent livre d’Alexandre Jardin Les #Gueux que la gauche à l’idée d’appeler « le périscolaire » au lieu de péril scolaire) ; l’humiliation de l’étranger, surtout s’il est israélien. S’ajoute à cela des crimes qui portent atteinte à l’intégrité humaine.
La violence faite aux innocents, aux enfants, viols, assassinats, inceste, violences sexuelles, exploitation de l’enfant par toutes les formes de domination au-delà duquel le corps d’autrui devient un territoire disponible, facile à s’approprier, et celui de la femme un champ de labour. Toute cette lie atteste de la dégradation profonde de l’humanité, de notre société et son absence de vertu. Aucune prière ne compensera la dégradation morale d’une société. Aucune cérémonie ne rachètera l’absence de vertu. Aucun jeûne ne remplacera la justice.
Le temple est déjà détruit du fait même par l’absence de justice.
Toutes ces raisons accusent une société moralement irresponsable. La religion peut-elle invoquer D.ieu, tout en humiliant l’homme, pour mieux dissimuler la décadence de nos sociétés ? NON !
Si la cité a cessé de protéger la dignité humaine, les faibles, les orphelins, les veuves, le sanctuaire de la religion deviendra juste une façade. Ce n’est pas l’absence de culte qui provoque le désastre, mais le divorce entre le culte et la justice. Si le peuple juif désire ressembler à tous les autres peuples, il ne peut emprunter le visage d’un autre, sans jamais se demander ce que son histoire particulière exige de lui pour sa survie. Être hébreu n’est pas seulement un héritage, mais cela signifie accepter d’être responsable et de s’interroger en tant qu’acteur sur l’avenir du monde et des siens.
Retenir, nous dit Rony Akrich, qu’aucune architecture sacrée ne peut sauver une société qui ne reconnait plus la sainteté, la loyauté de l’homme.
L’homme ne devient humain que lorsqu’il comprend que tout ce qu’il a envie de faire ne lui est pas permis. Si la puissance sans limite, sans cadre absolu détruit le faible, elle finit toujours par détruire celui qui exerce cette puissance puis la cité qui la tolère. Ainsi une société qui préfère l’apparence à la vérité, qui préfère ses mensonges à la protection de la victime, qui préfère le silence à la justice, alors cette société prépare son propre effondrement.
Patrick Granville





























.jpg)






French (CA)