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Un pêcheur par secteur par mois pour le bar rayé sur le Saguenay

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Les modalités sont maintenant connues pour le tirage au sort de la pêche scientifique au bar rayé dans le Saguenay. Un tirage sera fait mensuellement de juin à octobre pour identifier un pêcheur par mois pour chacun des cinq secteurs.

Il sera possible de participer à la récolte des 100 bars permis, sans toutefois pouvoir les conserver. (nouvelle fenêtre) Au total, il y aura 20 poissons par secteur pour toute la saison, à raison de quatre ou cinq par mois.

Le projet de pêche scientifique a été annoncé le 3 juin.

Pour participer au tirage, dont l’inscription est déjà accessible en ligne, les pêcheurs devront débourser cinq dollars. S’ils sont pigés, ils seront alors contactés personnellement et se retrouveront sous la supervision d’un chef d’équipe, auquel ils devront se rapporter à chaque sortie.

Tous les pêcheurs devront suivre une formation sur la manière de pêcher une espèce en péril, ce qui empêche notamment de pouvoir conserver et consommer le poisson, contrairement à la pêche scientifique au flétan.

Marc-André Galbrand

Marc-André Galbrand, directeur général chez Contact Nature. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Julien Gauthier

Parce que le bar rayé, contrairement au flétan de l'Atlantique ou à d'autres espèces, c'est une espèce qui est protégée par la Loi sur les espèces en péril. On sait que ça ne fait pas l'unanimité, que ça fait beaucoup de débats, mais, vu qu'il est protégé par ce statut-là, la loi c'est la loi, il faut la respecter. Le bar rayé est protégé au même titre que le béluga en ce moment. Donc c'est vraiment ultra rigide, a averti le directeur général de Contact Nature, Marc-André Galbrand, dans une vidéo publiée jeudi matin sur Facebook.

En fin d’après-midi jeudi, une soixantaine de personnes étaient déjà inscrites, a-t-il révélé lors d'une entrevue accordée à l'émission Place publique.

Des tailles recherchées

La quantité de bars rayés pouvant être admissibles ainsi que les tailles autorisées pourraient évoluer au cours de l’été en fonction du succès de pêche, précise le site de Contact Nature.

Donc, comme on a fait pour le flétan, notre objectif à travers cinq secteurs répartis à travers le temps, on va chercher à attraper des bars rayés de différentes grosseurs, donc des très grands, des plus petits, a poursuivi Marc-André Galbrand.

Les cinq secteurs vont de Jonquière, en aval du barrage Chute-à-Caron, jusqu’à Tadoussac.

Si on n'a pas atteint la taille dont on a besoin, quelqu'un peut faire plusieurs remises à l'eau avant d'atteindre la taille requise. Donc, il peut faire 10, 12 remises à l'eau. L'objectif, si ça prend un bar rayé de 30 pouces (75 cm) par exemple, il va y avoir une règle à ce niveau-là [...] Donc, c'est l'objectif d'aller chercher les tailles dont on a besoin, ajoute Rémi Aubin, président de Promotion Pêche, dans la vidéo publiée sur Facebook.

Un homme est en train de parler, les deux bras à moitié levés, devant un décor de bord d'eau.

Rémi Aubin, président de Promotion Pêche, est fébrile. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Alexis Desnoyers Muckle

Les poissons seront remis à l’UQAC. L’otolithe, une petite structure interne dans l’oreille des poissons, fournira aux chercheurs plusieurs informations.

C'est l'UQAC qui va les analyser, puis les bars rayés vont rester congelés. Ils vont regarder s'il y a d'autres scientifiques qui aimeraient ça les étudier, sinon après ça, ils vont en disposer selon ce que la loi leur permet de faire, a dit le DG de Contact Nature.

Une espèce réintroduite

Le but de la recherche est de comprendre le comportement de ce poisson réintroduit dans le fleuve Saint-Laurent dans les années 2000 après sa disparition depuis les années 1960.

On va être capable de suivre presque tous les trois mois comment le bar rayé s'est déplacé, où il est né, où il s'est déplacé, où il est rentré dans le Saguenay, si oui, combien de fois, combien de temps il reste dans le Saguenay, et aussi on va analyser le contenu stomacal, a ajouté Marc-André Galbrand.

La population de bars rayés du Saint-Laurent est distincte de celle de la rivière Miramichi, au Nouveau-Brunswick, qui n’est pas protégée.

Trois personnes sont assises à une table.

Olivier Morissette, professeur au département des sciences fondamentales de l'UQAC, Marc-André Galbrand, directeur général de Contact Nature, et Rémi Aubin, président de Promotion Pêche, avaient annoncé la tenue de la pêche scientifique le 3 juin. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard

Le projet a été autorisé récemment par Pêches et Océans Canada et il se déroule en collaboration avec Contact Nature, Parcs Canada, le ministère provincial de l’Environnement et l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

L’étude permettra de répondre à des inquiétudes alors que certains pêcheurs attribuent au bar rayé la baisse de la présence du saumon et de la truite de mer. À terme, une pêche sportive du bar rayé est aussi espérée.

C'est quand même une très bonne nouvelle, puis il va y avoir des règles spécifiques. C'est certain qu'on va expliquer à tous le type d'hameçon à utiliser et les techniques à utiliser, mais relativement, ça va être facile, a conclu Rémi Aubin.

Avec les informations d'Anissa Leduc

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