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Le navire vient remplacer l’« Abraham-Lincoln », déployé en mer depuis huit mois, et dont les conditions de vie de l’équipage avaient suscité l’inquiétude aux Etats-Unis.

Le porte-avions états-unien USS « George-Washington », dans le détroit de Malacca, le 13 août 2026. Le porte-avions états-unien USS « George-Washington », dans le détroit de Malacca, le 13 août 2026.

L’armée américaine a officialisé, jeudi 20 août, l’arrivée d’un nouveau porte-avions au Moyen-Orient, en remplacement de l’Abraham-Lincoln, déployé en mer depuis huit mois.

L’USS George-Washington « opère au Moyen-Orient dans le cadre du déploiement prévu après être arrivé dans la zone d’opération du [Commandement central des Etats-Unis] hier », a précisé le commandement américain pour le Moyen-Orient sur son compte X.

Le quotidien des marins à bord du porte-avions Abraham-Lincoln, déployé en mer depuis plus de huit mois, avait déclenché des critiques aux Etats-Unis. Depuis plusieurs jours, des élus ainsi que des familles de marins ont confronté les dirigeants de l’armée au sujet des conditions difficiles auxquelles l’équipage était exposé, notamment des pénuries alimentaires. Certains proches des marins ont fait état de graves problèmes de santé mentale et de tentatives de suicide à bord.

La semaine dernière, Donald Trump avait sèchement balayé ces inquiétudes, tout en confirmant le remplacement du navire par le George-Washington, tandis que le ministre de la défense, Pete Hegseth, estimait que la situation avait été « caricaturée ».

Le porte-avions Abraham-Lincoln avait quitté San Diego, en Californie, le 21 novembre 2025 pour une mission en mer de Chine méridionale et avait été redirigé vers le Moyen-Orient avant que les Etats-Unis ne lancent, avec Israël, leurs attaques contre l’Iran, le 28 février.

Avec le déploiement du George-Washington, il ne restera plus, au moins temporairement, de porte-avions américain dans le Pacifique. Une aubaine pour Pékin avec qui la Maison Blanche est en compétition.

Le Monde avec AFP