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Un microprogramme universitaire en découvrabilité de la culture sera offert à l’UQAM

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Le ministre québécois de la Culture, Mathieu Lacombe, a dévoilé mardi devant les étudiants de l’École des médias de l’UQAM une nouvelle formation courte de deuxième cycle en découvrabilité des contenus destinée aux professionnels des milieux créatifs. Le programme en ligne de trois cours (neuf crédits universitaires), qui serait unique au monde, sera offert dès septembre. Les inscriptions, ouvertes à toute la francophonie, seront reçues jusqu’en juin.

Le ministère de la Culture (et non pas celui de l’Enseignement supérieur) a fourni quelque 111 000 $ pour le programme, en gestation depuis deux ans. Les cours seront axés sur une formation théorique et pratique. On espère y recevoir des créateurs, des producteurs et des diffuseurs de tous les secteurs d’activité de la culture et des communications.

« Un microprogramme comme celui-là va permettre à des professionnels de se perfectionner, d’en apprendre plus sur les défis, sur les façons de les relever, puis de mettre tout ça en œuvre dans le cadre de leur pratique quotidienne », a résumé le ministre Lacombe en mêlée de presse, après avoir dévoilé cette nouvelle initiative à la fin d’une courte classe de maître sur la souveraineté culturelle et la découvrabilité.

Il a présenté sa vision du sujet dans le cadre d’un cours sur les médias et les industries créatives, a discuté avec les étudiants, puis a répondu aux questions des journalistes.

« Je dirais que la souveraineté culturelle du Québec à l’ère numérique, c’est pas mal ce qui anime mon mandat », a expliqué M. Lacombe aux étudiants. « On choisit ses priorités comme ministre. On est dans les urgences à gérer, mais il ne faut jamais oublier les grands objectifs, ce qu’on veut réaliser. »

La découvrabilité concerne le potentiel d’un contenu numérique d’être facilement repéré (même sans qu’il soit précisément recherché) sur une plateforme en ligne par l’entremise des recommandations des moteurs de recherche. Cette accessibilité repose sur la structuration des données, le référencement et les algorithmes, servant souvent à favoriser la consommation de contenus. Cette mécanique complexe dépendant de stratégies raffinées s’avère de plus en plus cruciale pour assurer non seulement la découverte, mais aussi la survie des contenus francophones sur le Web, là où beaucoup de diffusions basculent.

Le ministre Lacombe a résumé les initiatives du gouvernement de la Coalition avenir Québec autour de cette question majeure en culture. Il a commencé par rappeler que la musique en français comptait pour la moitié des albums vendus au Québec il y a quelques décennies ; cette production ne compte plus que pour 4,5 % du total des écoutes québécoises sur les plateformes de diffusion en continu.

Le gouvernement caquiste a adopté plusieurs mesures l’an dernier pour favoriser la découvrabilité en particulier et la souveraineté culturelle du Québec en général. L’Assemblée nationale a voté en décembre la Loi affirmant la souveraineté culturelle du Québec et édictant la Loi sur la découvrabilité des contenus culturels francophones dans l’environnement numérique.

Plus tôt, en février, les ministères de M. Lacombe et de son homologue française, Rachida Dati, ont lancé une stratégie France-Québec 2025-2030 pour la diversité des contenus culturels dans l’environnement numérique. Québec a aussi joué un rôle central dans l’adoption, en mai 2025, d’une déclaration commune de l’Organisation internationale de la Francophonie en faveur d’engagements et d’actions pour la découvrabilité.

Devant les journalistes, le ministre a demandé d’attendre le budget du 18 mars pour voir les intentions concernant les recommandations du Groupe de travail sur l’avenir de l’audiovisuel au Québec. « On est au travail, évidemment, sur cet enjeu, a-t-il dit. Il y aura une étape importante la semaine prochaine au budget et ensuite le travail va se poursuivre. »

Le rapport Souffler sur les braises, déposé en septembre dernier, recommandait de mettre le paquet autour de Télé-Québec pour en faire la plateforme centrale de diffusion nationale, notamment pour la jeunesse. L’étude partait du constat qu’avec la révolution numérique en développement accéléré, le système audiovisuel faisait face à la plus importante menace de son histoire et que, sans renouvellement du public, il disparaîtrait nécessairement.

De même, M. Lacombe assure avoir fait toutes les démarches pour maintenir, sinon bonifier, les enveloppes pour les sorties scolaires, qui semblent menacées de compressions. « Je peux dire pour rassurer [les gens du milieu] que je suis un ministre qui croit profondément à l’initiation de nos jeunes à la culture le plus tôt possible. C’est essentiel. On a toujours été au rendez-vous et j’invite les gens à attendre le budget pour dissiper les doutes. »

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