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En savoir plus- Le 3 janvier 2026, une intervention militaire américaine éclair a abouti à la capture de Nicolás Maduro à Caracas et à son transfert à New York pour répondre d'accusations de narcoterrorisme.
- Ses chorégraphies télévisées — parfois parodiques, notamment un remix où il prononce « No crazy war » — et le rejet de l'ultimatum de démission du 1er décembre ont été perçus comme le catalyseur ayant poussé la Maison‑Blanche à agir.
- Encore menotté mais provocateur, Maduro a ironisé « Bonne année » lors de sa capture et doit comparaître le 5 janvier 2026 devant le tribunal fédéral du Southern District de Manhattan pour quatre chefs, dont trafic de drogue et détention d'armes automatiques.
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En narguant Washington par des chorégraphies électriques sur les dernières semaines de 2025, le président vénézuélien Nicolás Maduro a transformé un ultimatum diplomatique – celui de quitter le pouvoir – en une intervention militaire américaine éclair, le 3 janvier. Ce lundi, c’est menotté, mais toujours provocateur, qu’il doit comparaître à New York pour narcoterrorisme.
Rien ne semble plus efficace pour souligner l’inefficacité de la diplomatie américaine que des chorégraphies télévisées. C’est en tout cas ce que pensait le président vénézuélien Nicolás Maduro jusqu’à son enlèvement orchestré depuis Caracas par la Maison-Blanche dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026.
Des séquences décisives
Ces dernières semaines, le chef d’État du Venezuela a multiplié les apparitions où il dansait à la télévision d’État et affichait une forme de légèreté, notamment lors de la Journée nationale des étudiants, le 21 novembre 2025 depuis le palais présidentiel, où il a semblé parodier les mouvements de son homologue américain, Donald Trump. Un spectacle reproduit le 31 décembre, lors d’une chorégraphie improvisée sur un remix de l’un de ses discours dans lequel il prononce en anglais la phrase « No crazy war », soit « Pas de guerre folle » en français.
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Comme le rapporte le journaliste Anatoly Kurmanaev du New York Times sur le réseau social X, la nonchalance théâtrale de Nicolas Maduro a fini par agir comme un catalyseur. « Les danses incessantes de Maduro ont été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour Trump, il a appuyé sur le bouton », écrit le reporter.
Théâtral jusqu’au bout
« Les danses publiques régulières de M. Maduro et autres démonstrations de nonchalance ces dernières semaines ont contribué à persuader certains membres de l’équipe Trump que le président vénézuélien se moquait d’eux et essayait de démasquer ce qu’il considérait comme un bluff » détaille le journaliste dans les colonnes du quotidien américain, avant de conclure que la Maison-Blanche aurait donc décidé de mettre à exécution ses menaces militaires – en particulier après que le dirigeant a rejeté un ultimatum lancé par Donald Trump le 1er décembre, exigeant sa démission.
*Maduro's constant dancing became the last straw for Trump, he pressed the button
*White House settled on Delcy as an acceptable candidate. Her ability to edge up oil output under sanctions impressed some Trump officials
*Machado was never a frontrunnerhttps://t.co/DvhHvYVjR1
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Même menotté, le leader vénézuélien n’a pas quitté son personnage. À la suite de sa capture par les forces américaines, ses premiers mots – un « Bonne année » lancé avec une désinvolture surréaliste, les pouces levés – ont donné le ton de sa chute.
Escorté vers New York pour y répondre de quatre chefs d’accusation dont trafic de drogue et détention d’armes automatiques, Nicolás Maduro doit comparaître ce lundi 5 janvier 2026 à 18h (heure de Paris) devant le tribunal fédéral du Southern District, à Manhattan.
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