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Les propos du maire LFI de Saint-Denis, qui tolère que l’hymne national soit perturbé lorsque «la France se déshonore par ses actes à l’international», ont fait réagir jusqu’à Jordan Bardella.
Passer la publicité Passer la publicitéEn l’espace de quelques mois, Bally Bagayoko s’est imposé comme l’un des visages de la «Nouvelle France» de Jean-Luc Mélenchon. Une ascension éclair qui s’accompagne aussi de son lot de polémiques pour le maire Insoumis de Saint-Denis. Cette fois, c’est une petite phrase, publiée mardi dans L’Opinion, qui a mis le feu aux poudres, en pleine Coupe du monde de football. «Siffler la Marseillaise quand la France se déshonore par ses actes à l’international, c’est un droit à la réplique populaire. Parce que les enfants de celles et ceux qui sont ici dans les grands stades, ils sont citoyens d’ici mais aussi de là-bas », a-t-il assuré.
Des propos qui ont fait réagir jusqu’à Jordan Bardella : «À quels peuples exactement le maire LFI de Saint-Denis s’adresse-t-il par cynisme électoral ? Qui, en France, nourrit une telle haine à l’égard de nos symboles nationaux ?», a dénoncé le patron et potentiel candidat du Rassemblement national à la présidentielle. L’Insoumis s’était déjà fait remarquer en refusant d’accrocher le portrait d’Emmanuel Macron dans son bureau de maire, comme le veut l’usage républicain. Un geste politique, mais sans conséquence juridique, qui avait toutefois conduit le préfet de Seine-Saint-Denis à lui demander de revenir sur sa décision. Sans effet, la photo du chef de l’État étant toujours retournée dans un coin de son bureau.
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Bally Bagayoko s’était encore offert une controverse début mai, après un long entretien sur «Oumma», média destiné à la communauté musulmane francophone. À l’évocation d’une possible arrivée du RN à l’Élysée, l’édile avait partagé son «intime conviction que la population (serait) capable de se lever». «Toutes les réformes importantes dans ce pays se sont faites par une insurrection populaire», avait-il expliqué, citant la prise de la Bastille et le mouvement des «gilets jaunes». Ce qui lui avait valu d’être accusé par ses opposants d’appeler à contester le résultat démocratique en cas de victoire des nationalistes.
Auprès de L’Opinion, le mélenchoniste est d’ailleurs revenu sur ses propos polémiques, jugeant toujours «possible» une insurrection populaire, mais sans qu’elle ne soit «souhaitable». «Il va y avoir une levée en riposte avec des formes d’auto-organisation qui vont prendre place, que vous le vouliez ou non», a-t-il martelé.


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