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En ce dernier jour avant l'échéance électorale au Québec, les représentants de tous les partis entreprennent une véritable course contre la montre dans l'espoir de convaincre les derniers électeurs indécis et de consolider leurs appuis. Coup d'œil sur la fin de campagne de cinq candidats de la région de Québec.
Un duel dans Louis-Hébert?
Les citoyens de la circonscription de Louis-Hébert pourraient devoir se coucher tard lundi soir avant de savoir qui les représentera dorénavant à l'Assemblée nationale.
Selon l'agrégateur de sondages Qc125, une lutte à deux se profile entre Chloé Fauchon et Marcos Archambault, respectivement du Parti québécois (PQ) et du Parti conservateur du Québec (PCQ). Les deux candidats obtenaient des projections de vote identiques de 28 % au moment d'écrire ces lignes, laissant croire qu'ils sont au coude-à-coude.
Rencontrés par Radio-Canada dimanche, les principaux intéressés appuyaient le dicton selon lequel le diable se cache dans les détails.
C'est comme ça que je veux terminer ma campagne, sur le terrain, une porte à la fois, en essayant de convaincre les indécis, souligne Chloé Fauchon, en pleine opération d'appel au vote.

Chloé Fauchon, candidate du Parti québécois dans Louis-Hébert, a sillonné Saint-Augustin-de-Desmaures, Cap-Rouge et la Pointe-de-Sainte-Foy dimanche.
Photo : Radio-Canada / Flavie Sauvageau
Même son de cloche du côté de son rival conservateur, pour qui « serrer des mains, [s]e faire voir le plus possible sur le terrain » allait représenter l'essentiel de sa journée. Une visite du chef du PCQ, Éric Duhaime, a aussi eu lieu dans l'après-midi.
Il faut s'assurer que les gens aillent voter parce que c'est une occasion historique de faire un changement au Québec, insiste Marcos Archambault.
Les gens ont soif de changement. Maintenant, on les invite à choisir le vrai changement.

Le candidat conservateur Marcos Archambault est heureux de la campagne qu'il a menée.
Photo : Radio-Canada
Chloé Fauchon calcule quant à elle avoir cogné « à des milliers de portes » depuis l'annonce de sa candidature en avril. [Aujourd'hui], on va rappeler aux gens que c'est demain que ça se passe pour le vote, en leur indiquant à quel endroit ils vont pouvoir trouver leur bureau de vote, explique-t-elle.
Ayant brièvement trôné au sommet des intentions de vote de Louis-Hébert plus tôt dans la campagne, le candidat caquiste Marc-Antoine Bernier accuse désormais un retard dans la course, selon Qc125.
Pour lui, la journée de dimanche se voulait l'occasion de montrer qu'il a été sur le terrain jusqu'à la dernière, dernière, dernière minute, tout en finalisant le pointage des électeurs favorables à la CAQ.
Je ne sais pas si on peut faire changer beaucoup de gens d'avis. Mon impression, c'est que les indécis, même s'ils se déclarent indécis, savent pas mal déjà où ils s'en vont, laisse-t-il entendre.

Marc-Antoine Bernier se trouvait près du Parc nautique de Cap-Rouge en cette fin de campagne.
Photo : Radio-Canada
Comme il y a quatre ans, la circonscription de Louis-Hébert s'est démarquée avec le plus haut taux de vote par anticipation du Québec, alors que 38,4 % de ses quelque 48 000 électeurs se sont déjà présentés aux urnes.
Une centaine de bénévoles mobilisés
Dans la circonscription de Taschereau, le candidat solidaire Étienne Grandmont espère renouveler son mandat grâce à la confiance des électeurs.
Au cœur d'une course âprement disputée, notamment avec son vis-à-vis péquiste Christian Savard, le député sortant indique ne rien tenir pour acquis. On part toujours de l'idée que la course va être serrée. [...] Si je peux convaincre une personne aujourd'hui je vais le faire, avance-t-il.
À cet effet, Étienne Grandmont considère que son bilan est un argument de taille, du moins aux yeux des électeurs qui ont croisé sa route. Visiblement, mon travail a été apprécié, conclut-il.
[Les gens] savent un peu de quel bois je me chauffe, ils savent que s'ils revotent pour moi encore, ils ont un député qui a déjà fait sa courbe d'apprentissage, qui a déjà de l'expérience.

En plus de discuter avec les électeurs, Étienne Grandmont et ses bénévoles tentent de colliger leurs coordonnées afin de leur rappeler de voter.
Photo : Radio-Canada
À ses côtés, le solidaire pourra compter sur l'aide de plus d'une centaine de bénévoles lors du jour du scrutin afin de maximiser ses chances de s'approprier la victoire. Téléphone, présence sur le terrain, aller faire des transports pour les gens qui en ont besoin pour aller voter, cogner aux portes, énumère-t-il à propos du programme qui les attend.
Le PLQ « confiant » dans Jean-Talon
Le mot d'ordre de la candidate libérale pour boucler la boucle de sa campagne dans la circonscription de Jean-Talon? Terrain, terrain, terrain, insiste Julie White.
L'ex-PDG de Manufacturiers et Exportateurs du Québec, qui en est à sa deuxième course électorale, anticipe que les résultats du dépouillement seront « très serrés » entre elle et son adversaire péquiste, le député sortant Pascal Paradis.

Julie White, candidate du Parti libéral du Québec, souhaite sensibiliser les électeurs à la «course serrée» qui se dessine, selon elle, dans Jean-Talon.
Photo : Radio-Canada / Flavie Sauvageau
On est confiants. On a eu du beau terrain cette semaine, on a eu beaucoup de positivisme, on a vu aussi les chiffres changer [dans les sondages], mentionne-t-elle, entourée de bénévoles.
De son point de vue, les électeurs indécis sont encore nombreux à la veille du vote. Hier, on a vu beaucoup de gens qui avaient besoin de se faire éclairer sur certaines positions. [Lors] d'une élection avec cinq partis, c'est compliqué pour la population de se démêler, suggère-t-elle.
Avec les informations de Flavie Sauvageau


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