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L’équipe du Club d'ornithologie Queer du Bas-Saint-Laurent s’est donné 24 heures pour répertorier le plus d'espèces d'oiseaux possible dans le cadre du Grand Défi QuébecOiseaux.
Dimanche en fin d’avant-midi, le groupe avait déjà identifié 72 espèces dans différents écosystèmes de Trois-Pistoles.

L’équipe, surnommée les « non-BINoculaires », s’est levée au petit matin pour aller répertorier les espèces d'oiseaux de Trois-Pistoles.
Photo : Radio-Canada / Patrick Voyer
On a commencé hier à 5 h 00, on va finir aujourd'hui à 5 h 00, explique l’enthousiaste des espèces aviaires, Ivar Alberto Delgado Sifuentes, membre du conseil d'administration du Club d'ornithologie Queer du Bas-Saint-Laurent.
Notre but c’est 80, mais il est tôt encore là. Je pense qu'on va pouvoir aller au-delà de ça, fait-iel remarquer.
Dans cet article, nous utilisons le pronom iel, formé à partir des pronoms il et elle, conformément aux souhaits des personnes mentionnées.
Partir en quête d’oiseaux
En formation doctorale en biologie, Madeleine Zoé est également membre du conseil d'administration du Club.
Pour iel, le défi est l'occasion idéale de partir à l’aventure en compagnie de ses pairs. C'est un bon moyen de se rassembler, indique-t-iel. C'est un peu comme des missions et des quêtes, ce qu'on fait aujourd'hui.

Madeleine Zoé raconte que l'équipe a pu visiter différents habitats de Trois-Pistoles, tels que des friches, des forêts, des marais et des berges, à la recherche de différentes espèces d’oiseaux.
Photo : Radio-Canada / Patrick Voyer
La moitié des fonds récoltés permettra au club d'acquérir du matériel d'observation performant et de financer des sorties d'observation sur les îles du Saint-Laurent.

Le Club d'ornithologie Queer du Bas-Saint-Laurent est un organisme visant à démocratiser l'observation des oiseaux, briser l'isolement des personnes queers et sensibiliser à la conservation de la nature.
Photo : Radio-Canada / Patrick Voyer
L’autre moitié sera consacrée à des projets de conservations pilotés par Québec Oiseaux.
En vivant des émotions par rapport à ce qu'on observe, en étant fasciné, en étant dérouté, en étant surpris… ça nous crée des émotions qui nous poussent à mieux conserver ça, estime Madeleine Zoé.

Le Grand Défi QuébecOiseaux se poursuit jusqu'à la fin du mois de mai partout au Québec.
Photo : Radio-Canada / Patrick Voyer
La nature, rassembleuse
Selon Ivar Alberto, le club permet d’offrir des espaces de rencontre en nature.
Aussitôt que t'aimes sortir en nature, c'est assez pour venir faire de l'ornithologie avec nous, ajoute-t-iel. On ouvre les loisirs à une nouvelle niche, la communauté queer, mais aussi au-delà.
Iel se passionne pour la conservation et la vulgarisation des enjeux de conservation. Un intérêt qu’iel souhaite partager avec autrui pour leur permettre de se rapprocher de la nature, et ce, dans un contexte de crise climatique.

Ivar Alberto Delgado Sifuentes observe à l'aide d'une lunette d'approche des oiseaux marins au quai de Trois-Pistoles.
Photo : Radio-Canada / Patrick Voyer
Iel constate tout de même que de plus en plus de jeunes s’y intéressent. Je ne sais pas pourquoi les jeunes aiment les oiseaux. Je pense que c'est très personnel, affirme Ivar Alberto.
Avec les informations de Véronique Duval


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