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POÉSIE. La région pourra dorénavant compter, parmi ses regroupements d’artistes, sur le Cercle de poésie Drummondville, à l’initiative de Nathalie Dupont. L’Express est allé à la rencontre de cette dernière, accompagnée de Denis Lambert et de Diane Descôteaux.
Bien qu’il existe des Cercles de poésie un peu partout à travers le Québec, rien de semblable n’existait à Drummondville. L’objectif du Cercle de poésie Drummondville est de se rassembler, entre poètes, et d’avoir le plaisir de partager ensemble. Les membres du regroupement pourront échanger sur leur passion commune et leurs inspirations, ainsi qu’approfondir la compréhension et l’appréciation les uns des autres.
«Quel est le moment où les poètes d’ici se rencontrent, lisent leur poésie, apprennent à se connaitre, apprécient le travail des autres? Quand on fait un micro ouvert, on écoute, mais il n’y a pas nécessairement une rétroaction. Sortir de nos ateliers, se rencontrer et partager, c’est une joie!» s’exclame la fondatrice.
Première rencontre
Sept participants ont pris part à la première rencontre qui a eu lieu le 24 juillet. (Photo : gracieuseté)Une première rencontre a eu lieu il y a quelques jours, sur la rivière Saint-François, réunissant sept participants : Diane Descôteaux, Diane Dubois, Nathalie Dupont, Nicole Jalbert, Denis Lambert, Diana Ramirez et Karolann St-Amand.
«Ça s’est fait en toute simplicité. On a été reçus par une des participantes, Diana Ramirez, et on a pu vivre cette expérience-là sur son bateau», partage Nathalie Dupont. Tout en voguant sur la Saint-François, les poètes ont pu présenter leurs façons d’écrire, leurs livres d’écriture. «On a pu aborder la poésie par au moins deux tours de poésie. Mais aussi, on a pu échanger, se donner un retour sur nos perceptions. C’est notre vie, la poésie. Même quand on regarde, on ne regarde pas autrement qu’à travers un filtre poétique». Le groupe a terminé la rencontre par un défi d’écriture pour la prochaine réunion, qui aura lieu au début de septembre.
Diane Descôteaux est ravie de participer à l’aventure. «J’ai trouvé ça extraordinaire. On est isolés chez nous, à plus forte raison à la campagne. Cette occasion a été inespérée».
Mme Dupont sourit et poursuit sur cette lancée. «Il y a déjà un réseautage, on s’apprécie. Mais là, on va se réunir pour faire de la poésie, en intimité dans un groupe. Ce n’est pas un spectacle que tu donnes. Il y a un plaisir à pouvoir partager. Il y a un besoin de retour. Ce que je viens de lire, ça fait vibrer quoi? Ça évoque quoi? C’est compris comment?»
Denis Lambert souligne la vitesse avec laquelle le monde tourne de nos jours. «On a le temps de connecter avec le monde, avec de petites choses, comme un oiseau ou une fleur qui nous attire, un parfum… Tout ça existe, tout autour de nous, mais on passe à côté plus souvent qu’autrement dans un monde qui veut aller de plus en plus vite. Alors quel cadeau qu’est l’écoute dans notre société actuelle!» s’émerveille-t-il.
L’autrice de ces lignes a quitté l’entretien dans ce qui résonnait encore de la récitation d’un poème de Nathalie Dupont et de quelques haïkus de Diane Descôteaux.
Les poètes qui seraient intéressés peuvent joindre Nathalie Dupont par courriel à l’adresse [email protected], en indiquant leur intérêt et leur motivation à participer au Cercle de poésie Drummondville.


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