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Le Centre de langues secondes Saguenay Valley offre l’unique camp de jour d’immersion anglophone du Saguenay–Lac-Saint-Jean dans les locaux de l’école secondaire Riverside, à Arvida. Chaque été depuis 17 ans, des jeunes de 5 à 12 ans ont la chance de se familiariser avec la langue de Shakespeare, tout en s’amusant.
Au camp anglophone, les enfants apprennent bien plus que yes, no, toaster. Ils passent la journée à s’exprimer en anglais à travers le plaisir et le jeu, ce qui facilite l’apprentissage.
Ils sont ici près de dix heures par jour juste à entendre l’anglais. Ils travaillent fort. Mais au bout de la ligne, quand on a des jeunes qui viennent depuis la maternelle et qu’on les voit en sixième année aller en anglais intensif ou aller au PEI au secondaire, et qu’ils développent leurs habiletés en anglais, c’est captivant, observe la propriétaire et directrice du Centre de langues secondes Saguenay Valley, Chantale De Sa.

Le matin, les jeunes sont en classe. Ils participent à des activités extérieures en après-midi.
Photo : Courtoisie
La plupart des jeunes inscrits au camp de jour sont francophones. Pour les parents, c’est une chance inouïe de faire baigner leurs enfants dans l’univers de leur langue seconde.
On trouvait que c’était un cadeau qu’on leur faisait de les initier à l’anglais. Leur père et moi, on est des gens qui aiment voyager, puis on se disait qu’en les initiant à l’anglais, ça allait être plus facile pour eux premièrement, à l’école, parce qu’ils vont dans une école francophone. Et ensuite de ça, on s’est dit que, quand on allait voyager, ils allaient avoir une certaine facilité pour comprendre les gens et aussi dialoguer avec eux, commente Marie-Laurence Bérubé, mère de deux enfants qui fréquentent le camp.

Chantale De Sa est la directrice du camp de jour de l'école de langues secondes Saguenay Valley. Elle est accompagnée de son fils moniteur, Benjamin Nepton.
Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon
Force est de constater que l’immersion fonctionne, si l’on se fie à l'aisance des jeunes. Édesse Dion a 8 ans. Ses capacités à s’exprimer en anglais sont étonnantes.
This school is really magnificent. I mean this camp, but it’s a school too. It looks like a school because I learn a lot of things here.
[Traduction] Cette école est vraiment magnifique. Je veux dire ce camp, mais c'est aussi une école. Elle ressemble à une école parce que j'y apprends beaucoup de choses.
Une quinzaine de professeurs et de moniteurs encadrent les enfants, dont Stéphanie Girard, alias Miss Funny. Enseignante de profession, elle est de retour au camp anglophone été après été.

Stéphanie Girard, alias Miss Funny, est enseignante de profession et est de retour chaque été au camp de jour.
Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon
C’est parce que j’aime jouer. Et l’été ici, je peux jouer avec les enfants et je peux en même temps leur apprendre l’anglais. Je suis capable de communiquer avec eux d’une manière que le stress n’est pas là. Ils n’ont pas l’impression d’apprendre, ce qui fait qu’ils me laissent toute la place dans leur tête pour pouvoir apprendre de nouveaux mots, raconte Stéphanie Girard.
De la classe aux sentiers
Le matin, c’est en classe que ça se passe. Diverses thématiques, comme les animaux ou les planètes, sont abordées. Dès 11 h 30, tout le monde sort pour des activités telles que des glissades d’eau, des pique-niques ou des randonnées pédestres.
On a énormément de jeunes qui reviennent année après année. Donc on donne toujours le privilège à nos parents qui ont pris les services durant l’été de revenir, poursuit Chantale De Sa.
Chaque été, environ 500 jeunes fréquentent le Centre de langues secondes Saguenay Valley à Riverside. À la fin de chaque saison, ils partent tous avec une pléiade de souvenirs en tête.


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