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Un bilinguisme accru pour les hauts fonctionnaires de l’Assemblée législative

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Le Nouveau-Brunswick exige dorénavant un bilinguisme accru pour les futurs hauts fonctionnaires de l’Assemblée législative. La connaissance du français parlé et écrit est une condition à l’emploi pour ces fonctions.

Trois postes de hauts fonctionnaires sont d'ailleurs affichés dans la province, soit celui de directeur général des élections, de commissaire à l'intégrité et de commissaire aux langues officielles..

Le Nouveau-Brunswick confirme que la connaissance des deux langues officielles à l’écrit est requise depuis 2025.

En 2025, la connaissance des deux langues officielles à l’écrit a été ajoutée, en consultation avec le comité de sélection. Le comité est le fruit d’un partenariat entre les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, ainsi que la communauté universitaire, déclare par écrit le greffier de l’Assemblée législative, Shayne Davies.

Quant à la connaissance du français à l’oral, il s’agit d’une exigence essentielle, depuis 2021, dans tous les postes de hauts fonctionnaires de l’Assemblée législative mis en affichage, précise M. Davies.

Une photo de la salle des comités parlementaires de l'Assemblée législative. En premier plan, il y a trois broches signalant que des services sont disponibles en français et en anglais.

Des services sont disponibles en français et en anglais à l'Assemblée législative néo-brunswickoise. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Le français requis pour la première fois?

L’actuel commissaire à l’intégrité, Charles Murray, a décliné la demande d’entrevue formelle de Radio-Canada.

Joint au téléphone, il a toutefois indiqué que, cette année, à sa connaissance, il s’agit de la première fois que des connaissances du français sont exigées, sur papier, pour le poste de commissaire à l’intégrité.

Il explique que, lorsqu’il a lui-même obtenu le poste, quelques années auparavant, la maîtrise du français était un atout, sans être indiquée explicitement dans l’affichage de poste.

C’était toujours une exigence sous-entendue, mais pas sur papier, a-t-il dit.

Charles Murray s'adresse à ses collègues, assis dans une assemblée législative.

L’actuel commissaire à l’intégrité provincial, Charles Murray, a indiqué qu’il compte prendre sa retraite le 31 décembre 2026. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Par la suite, le commissaire a précisé sa pensée par écrit, dans un courriel.

Je peux confirmer que, pour autant que je m’en souvienne, le bilinguisme n’était pas une exigence explicite pour le poste de commissaire à l’intégrité [en] 2018, déclare-t-il.

Mon expérience à ce poste [de commissaire], au cours des neuf dernières années, m’a convaincu que le bilinguisme est indispensable pour exercer les fonctions telles qu’elles se présentent aujourd’hui.

Un pas dans la bonne direction, selon la SANB

D'après, Gérald Arseneault, président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB), l’exigence du bilinguisme chez les hauts fonctionnaires doit être une norme.

Les employés [sous la supervision des hauts fonctionnaires] doivent s’attendre à pouvoir avoir des discussions dans les deux langues officielles avec leurs supérieurs. Aussi, les gens du Nouveau-Brunswick, monsieur et madame Tout-le-Monde, doivent aussi pouvoir parler à ces hauts fonctionnaires dans leur langue. Sinon, ce n’est pas acceptable, lance-t-il.

Supposons que les hauts fonctionnaires seraient unilingues français, est-ce que ça serait acceptable pour l’autre communauté [anglophone]? La réponse est non.

Debout à l'extérieur devant un bâtiment, Gérald Arseneault sourit en regardant vers la caméra.

Gérald Arseneault, président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick, le 14 juin 2026 devant le Centre Maillet, à Edmundston. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Frédéric Cammarano

Selon le présent de la SANB, le gouvernement néo-brunswickois doit montrer l’exemple à suivre pour les exigences en matière de bilinguisme.

Pour sa part, la commissaire provinciale aux langues officielles, Shirley MacLean, a décliné la demande d’entrevue de Radio-Canada, puisqu'elle na’ pas été impliquée dans le processus d'embauche des hauts fonctionnaires.

Elle indique toutefois appuyer les nouvelles exigences.

Le Commissariat considère qu’il est préférable que les hauts fonctionnaires soient en mesure de communiquer dans les deux langues officielles de notre province. [J']accueille favorablement le fait que ces exigences linguistiques existent et soient clairement définies dans les descriptions de poste, déclare-t-elle.

De son côté, Élections NB a décliné la demande d’entrevue de Radio-Canada dans ce dossier.

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