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C’est la deuxième fois que le procès d’un animateur soupçonné d’agression sexuelle dans le scandale du périscolaire parisien se solde par une relaxe.

AMAURY CORNU / Hans Lucas via AFP
Un animateur périscolaire, jugé pour agressions sexuelles sur neuf enfants de 3 à 5 ans, a été relaxé, ce mardi 7 juillet, à Paris (ici, une manifestation du collectif #MeTooEcole contre les violences faites aux enfants en mars 2026).
Un animateur périscolaire a été relaxé, ce mardi 7 juillet, à Paris, au bénéfice du doute, pour agressions sexuelles sur neuf enfants de 3 à 5 ans d’une école du 11e arrondissement. Il s’agit du deuxième animateur du périscolaire parisien à être relaxé.
David G., 36 ans, poursuivi pour agressions sexuelles sur des enfants de l’école maternelle Alphonse Baudin entre septembre 2024 et avril 2025, a été relaxé « faute d’éléments matériels suffisamment constitués », « au bénéfice d’un doute très sérieux ».
Dans un communiqué, le tribunal a expliqué avoir « constaté des variations dans les déclarations des enfants entre les éléments rapportés par les parents et les auditions faites par les enquêteurs ». « L’examen psychologique des enfants indiquait que les déclarations initiales avaient pu être orientées par les questions de leurs parents », est-il précisé.
S’appuyant sur le visionnage des dépositions des enfants, le tribunal indique que « soit les enfants dénonçaient des attouchements, le plus souvent par une phrase toute faite, formulée en des termes en décalage avec celui communément utilisé à leur âge, soit ne faisaient état d’aucune agression sexuelle ».
Un « immense sentiment d’injustice » pour les familles
« Bravo pour les enfants, joli spectacle, simulacre », ont crié des parents, certains éclatant en sanglots, en apprenant le délibéré. « C’est très dur de se dire que nos enfants ont réussi à parler (...) et n’ont pas été entendus par des adultes qui ne sont pas capables d’écouter », a réagi une mère d’un garçon de trois ans auprès de l’AFP.
Avocate de six familles, Me Rébecca Royer a, elle, évoqué un « immense sentiment d’injustice ». « Neuf enfants ont dénoncé des agressions sexuelles et tous présentaient des stigmates psychotraumatiques majeurs. Pourtant, leur parole a été écartée au motif qu’ils auraient été influencés par leurs parents. Cette décision envoie un signal profondément inquiétant à la société : les enfants ne sont ni crus ni protégés », a-t-elle déclaré.
« C’est un nouvel affront fait à toutes les petites victimes présumées qui n’ont que leurs paroles pour se défendre », a, quant à lui, réagi le collectif SOS périscolaire, estimant que la justice envoyait « systématiquement un signal allant dans le sens d’une impunité répétée ».
Le journaliste freelance a en revanche été reconnu coupable de harcèlement sexuel sur deux collègues et condamné à 8 mois de prison assortis d’un sursis de 24 mois, avec obligation de soins et d’indemniser les victimes. Il a également été inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais), ce qui lui interdit d’exercer à nouveau comme animateur.
Le parquet a dix jours pour faire appel
David G. était accusé d’avoir touché le sexe et les fesses des jeunes enfants, de les avoir fait asseoir sur ses genoux et de leur avoir imposé des caresses sur les parties intimes.
À la barre, le prévenu avait démenti avec aplomb tout geste sexuel, estimant qu’il « faut être psychopathe pour faire ça » et n’avait concédé que d’éventuelles « maladresses » par « manque de formation ».
Lors du procès, le premier ouvert au public depuis l’éclatement du scandale à Paris, une peine de trois ans de prison avait été requise, dont un an ferme sous bracelet électronique avec exécution provisoire. Le parquet a désormais dix jours pour faire appel.


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