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À quelque 3000 kilomètres de l'angle de la rue de la Montagne et de la rue Saint-Antoine, au centre-ville de Montréal, un cœur bat à tout rompre pour le Canadien. C’est celui de Robert Hing, un partisan de Calgary qui, comme les supporteurs au Québec et ailleurs, savoure le parcours en séries de son équipe favorite.
Compte tenu des contraintes professionnelles liées à sa fonction de directeur sportif à l'école secondaire Bishop McNally, à Calgary, il ne peut se rendre à Montréal lors de chaque match à domicile pour encourager le Canadien.
Toutefois, pour rien au monde il ne pouvait manquer de se présenter au Centre Bell pour donner de la voix en faveur de son équipe, quand l'occasion s'est présentée. J’y étais pour les séries éliminatoires du premier tour.
En 2019, après une décennie d’attente, Robert Hing a réalisé son rêve d’être un abonné du Canadien : C'était mon rêve depuis que j'étais enfant.
De l'océan Indien à l'Outaouais
C’est le destin qui a lié Robert Hing au Canadien. Sa famille est originaire de Maurice, un pays insulaire d’Afrique situé au large de Madagascar, dans l'océan Indien.
Lui a grandi dans la vallée de l'Outaouais, ce qui lui permettait de se rendre fréquemment à Montréal pour soutenir son équipe de cœur.
D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été partisan du Canadien [...]. Dès que j’en ai l’occasion, je m’entoure de supporteurs du Canadien.

Comme beaucoup d’autres supporteurs du Canadien, Robert Hing se sent optimiste ces jours-ci pour son équipe.
Photo : Radio-Canada / CBC News
Comme beaucoup d’autres supporteurs, Robert Hing se sent plutôt optimiste ces jours-ci, non seulement quant au parcours de son équipe dans les séries, qu’il a qualifié de tout simplement fantastique, mais aussi quant à l’avenir de l’équipe montréalaise de hockey.
Et pour cause : le Canadien est la plus jeune équipe à se hisser à ce stade des séries éliminatoires de la LNH depuis sa victoire en finale de la Coupe Stanley, en 1993.
Avec une moyenne d’âge de seulement 25,8 ans et plusieurs jeunes joueurs clés comme Cole Caufield, Lane Hutson, Ivan Demidov, Juraj Slafkovsky ou encore le capitaine Nick Suzuki, le rêve de voir le Canadien défiler de nouveau sur la rue Sainte-Catherine commence à prendre sérieusement forme.
Qu'ils [...] se qualifient pour la finale de la Conférence de l'Est, après seulement quatre ans de reconstruction, semble presque trop beau pour être vrai. Mais, objectivement parlant [...], cela ne semble pas non plus être un exploit fou.

Les joueurs du Canadien célèbrent leur victoire en prolongation lors du septième match contre les Sabres.
Photo : Associated Press / Jeffrey T. Barnes
Un amour inconditionnel
Âgé de 49 ans, Robert Hing explique qu’être un fervent supporteur du Canadien va bien au-delà des exploits de l’équipe montréalaise sur la glace.
L’amour qu’il porte au Bleu-blanc-rouge lui a enseigné des leçons de vie durement acquises qu’il met en pratique chaque jour.
Il évoque, notamment, la défaite du Canadien face aux Flames de Calgary, en 1989, en finale de la Coupe Stanley. C’est en 1989 que j’ai découvert ce qu’était le chagrin, dit-il.
Et puis, en ce qui concerne les moments de gloire, Robert Hing, bien qu’adolescent à l’époque, se souvient naturellement de 1993 : Je garde encore un souvenir très vif de chaque seconde.
Par ailleurs, le Calgarien est loin d’être le seul partisan à s’être attaché au légendaire gardien du Canadien, Patrick Roy, qui a été transféré au Colorado en 1995, à la suite d’une altercation publique survenue en plein match avec l’ancien président du club, Ronald Corey.

Robert Hing voue par ailleurs un profond attachement au légendaire gardien du Canadien Patrick Roy, que l'on voit sur cette photo d'archives.
Photo : Radio-Canada / Denis Wong
Même s'il qualifie ce transfert de tragique, Robert Hing estime que cet événement a permis au Canadien de s'ouvrir à une nouvelle perspective.
Sur le plan personnel, Robert explique que, bien qu’il ait été éprouvé par le départ de Patrick Roy à l'époque, cela lui avait prouvé qu’il était viscéralement attaché à son équipe. « Je m’étais demandé: "Mon cœur va-t-il le suivre?" Ça n’a pas été le cas. Bien au contraire, mon attachement au Canadien s’en est trouvé renforcé. »
Je dis toujours à ma femme: "Je suis quelqu’un de fidèle. J’ai toujours été là pour [le Canadien], et je serai toujours là pour toi."
C'est en 2006 que Robert Hing s'est installé à Calgary, à plus de quatre heures de vol de Montréal.
Loin des yeux, loin du cœur, dit-on. Dans le cas de la passion que porte Robert Hing pour le Canadien, cet adage devient plutôt : loin des yeux, près du cœur!
D’après un texte (nouvelle fenêtre) de Salim Valji


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