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Trois des quatre postes de travailleuses de rang sont menacés en Abitibi-Témiscamingue, faute de budget et d'intervention de la part Québec. Les centres de prévention du suicide plaident pour l'obtention d'un financement récurrent.
On a vraiment besoin du service. Il est très utilisé, lance Anabelle Landry-Genesse, directrice générale du Centre de prévention du suicide du Témiscamingue (CPST). Ce serait triste de priver une clientèle qui n'est pas reconnue pour aller chercher de l'aide et qui maintenant le fait.
Le service de travail de rang a d'abord vu le jour en janvier 2019 au Témiscamingue. Trois postes conditionnels à l'aide de Québec ont ensuite été créés en mars 2025, permettant de déployer quatre professionnelles dans l'ensemble de l'Abitibi-Témiscamingue.
On avait réussi à aller chercher un petit financement avec l'arrivée de Santé Québec, signale Mme Landry Genesse. C'est ce qui nous a permis d'ouvrir les trois postes supplémentaires. Ce montant n'était toutefois pas permanent. On en avait assez pour ouvrir les postes, mais pas pour les conserver.

Anabelle Landry-Genesse a adopté Ville-Marie et souhaite contribuer à son futur. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly
Selon le CPST, 252 interventions ont été menées auprès de 133 agriculteurs ces neuf derniers mois par les travailleuses de rang de la région. D'ici la fin de l'année financière, le 31 mars, les centres de prévention du suicide assurent faire de leur mieux pour trouver des alternatives financières.
On prend tout ce qui nous permet de prolonger les contrats, indique la directrice générale du CPTS. Au Témiscamingue, je sais que je ne perdrai pas ma travailleuse de rang au 31 mars. À date, on est plus vers la fin juin. On travaille vraiment fort pour refaire une année complète.
On est sur la bonne voie pour aider à prévenir la détresse psychologique chez les agriculteurs. C'est important de penser à eux au regard de la grande place qu'ils occupent dans notre région.
En incluant les frais de déplacement, un travailleur de rang coûte en moyenne entre 80 000 $ et 85 000 $ par année. Les postes menacés sont ceux qui couvrent les MRC d'Abitibi-Ouest et de Rouyn-Noranda ainsi que les MRC d'Abitibi et de La Vallée-de-l'Or. L'avenir du poste à temps partiel au Témiscamingue est quant à lui incertain.


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