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Selon le groupe de réflexion très sinophobe (sic) Australian Strategic Policy Institute (ASPI), avec son outil de suivi technologique critique (CTT) mis à jour en juin 2026, la Chine détient un immense leadership dans la recherche à fort impact , 69 des 74 domaines concernés [1]. L’avenir, qui est déjà présent, s’affiche dans les chiffres !
Auparavant, on croyait que le leadership chinois croissant relevait d’une dynamique inquiétante ; maintenant, on constate que la tendance s’est consolidée structurellement dans la grande majorité des domaines qui définiront la souveraineté technologique, la capacité militaire et la compétitivité économique.
Dans la mise à jour de cette année, la Chine a déjà dépassé les États-Unis en génie génétique — en plus de la radiothérapie et de la médecine nucléaire — ainsi qu’en traitement du langage naturel. En déclin accéléré à son plein, avec ou sans Trump, les États-Unis conservent toujours leur leadership dans cinq domaines … seulement.
L’ASPI prend en compte le fait qu’un pays soit présent dans au moins huit des dix institutions majeures à l’échelle mondiale — l’Académie chinoise des sciences prédomine avec 30 technologies — ainsi que le nombre de publications relatives, ce qui, dans le cas de Pékin, souligne une tendance au monopole de 41 (sic) technologies sur les 69 où elle est en tête. Dans sa mise à jour de juin 2026, l’ASPI montre que le leadership chinois s’est consolidé dans le domaine des hardwares, des accélérateurs d’intelligence artificielle (IA) et de la fabrication biologique.
Le monopole chinois excelle dans l’apprentissage automatisé (« machine learning »), la robotique avancée, les communications à radiofréquences avancées, les digital twins numériques, les semi-conducteurs à large bande/ultra-bande, ainsi qu’en analyse avancée de données et de systèmes autonomes.
La Chine maintient son leadership dans les interfaces cerveau-ordinateur, mais n’a plus tendance à exercer un monopole. Pour leur part, les États-Unis ont consolidé leur monopole sur les neuroprothèses. En dehors de la Chine et des États-Unis, l’écart s’est creusé à un point alarmant. L’Inde participe au « top 5 » des 56 technologies spécifiques et ce n’est pas négligeable, car elle est en deuxième place — devant les États-Unis — dans 16 des 69 domaines où la Chine est au premier rang.
L’Allemagne maintient son leadership européen et la Grande-Bretagne a perdu de sa force. Il convient de noter que l’Union européenne, en tant que bloc en pleine déliquescence, mène dans très peu de domaines. Malgré les sanctions « occidentales » asphyxiantes pendant 47 ans, il est étonnant que la République islamique d’Iran se retrouve dans le « top 5 » dans plusieurs domaines relevant des matériaux et de la propulsion (à double usage : civil et militaire).
La traçabilité (CTT) ne mesure pas la capacité industrielle actuelle ni le déploiement commercial, mais évalue plutôt l’intensité des recherches à fort impact incluant des « flux de talents », où l’on suit les meilleurs chercheurs de la planète, ce qui constitue un indicateur avancé de la capacité future d’un pays.
Dans le domaine à la mode de l’IA – qui définira le destin de la planète — une bataille féroce se déroule entre les États-Unis et la Chine, où l’on retrouve le flux des talents dans la recherche à fort impact. L’avantage de la Chine en tant que source des meilleurs talents en IA s’est élargi depuis 2022 [2].
Au-delà de la promesse d’un « dialogue sur l’IA » suite à la visite de Xi à Washington, selon les données de Carnegie China, aujourd’hui « 57 % des meilleurs talents en IA viennent de Chine (contre 46 % en 2022), tandis que 13 % viennent des États-Unis (contre 20 % en 2022). »
Malgré de fortes tensions et des sanctions réciproques, les États-Unis restent très attrayants pour les talents mondiaux en IA, en particulier les talents chinois. Fait intéressant, le « talent » était jadis une monnaie frappée par les Phéniciens-Cananéens, et aujourd’hui l’ancien casinotier Trump semble miser tous ses jetons sur l’IA alors que l’investissement total dans les data centers et les infrastructures associées devrait atteindre 10 300 milliards de dollars entre 2025 et 2032 (3,6 % du PIB annuel), ce qui dépasserait de loin certains immenses projets ferroviaires, routiers et « des installations internet » [3].
Est-ce pour cela qu’Elon Musk prédit la plus grande « ère d’abondance » grâce à l’IA ?
Source
La Jornada (Mexique)
Le plus important quotidien en langue espagnole au monde.


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