NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Malgré les promesses du gouvernement provincial, le rétablissement de la couverture de santé universelle pour les étudiants étrangers passe une nouvelle fois à la trappe dans son budget annuel. Si cette nouvelle suscite la déception chez certains étudiants, pour d’autres, il s’agit d’un sentiment de déjà vu.
Le dévoilement du budget 2026 était attendu par bon nombre d’étudiants étrangers qui espéraient le retour de leur couverture médicale, supprimée en septembre 2018 par le gouvernement progressiste-conservateur.
Pour Beydi Traoré, directeur général de l’Association étudiante de l’Université de Saint-Boniface (AEUSB), il n’y a aucune surprise. Il affirme que les étudiants étrangers de l’USB n’avaient aucune attente.
Je pense qu’ils sont dans une position où ils sont résignés. Ils n’ont pas l'impression d’être écoutés essentiellement.
Le rétablissement de la couverture pour les soins de santé était l’une des promesses électorales du premier ministre Wab Kinew lors de sa campagne de l'automne 2023. Près de trois ans plus tard, certains trouvent que leur patience est mise à l’épreuve.
Il est extrêmement difficile pour ces étudiants de se passer de ces soins de santé, et pour le Manitoba, de ne pas parvenir à attirer des étudiants en raison de l'absence d'intégration de ces soins dans le système public, affirme Noah Schulz, directeur provincial de Manitoba Health Coalition, une coalition œuvrant dans le secteur de la santé.
Dans une déclaration envoyée par courriel, le gouvernement se défend en affirmant que le rétablissement de cette couverture santé reste une priorité, tout en pointant du doigt les décisions de l’ancien gouvernement.
Nous restons déterminés à collaborer avec l'ensemble du gouvernement pour remédier à ces décisions passées et veiller à ce que le système d'enseignement supérieur soutienne tous les étudiants, a-t-il déclaré.
Un double standard pour les étudiants étrangers
Prabhnoor Singh, président de l’Union des étudiants de l’Université du Manitoba (UMSU), dénonce, quant à lui, un double standard pour les étudiants étrangers.
En matière de santé, ce gouvernement ne cesse de répéter : "Notre priorité absolue est la santé, nous recrutons des infirmières, nous ouvrons des services d’urgence!", mais il fait preuve d’un double standard envers les étudiants étrangers, qui ne sont pas traités comme des êtres humains à part entière, soutient-il.
Beiydi Traoré estime, lui aussi, que cette situation creuse les inégalités entre les étudiants. À défaut d’avoir une couverture provinciale, certains choisissent de recourir à des assurances privées, qui sont généralement cinq fois plus coûteuses.
Un étudiant qui va avec une assurance privée, généralement les hôpitaux, les fournisseurs de soins de santé ont du mal à travailler avec les assurances privées parce que ce sont des compagnies qui cherchent à faire de l’argent, explique-t-il.
Outre le fait de restreindre l’accès aux soins, ces problèmes peuvent avoir des conséquences à long terme, notamment en ce qui concerne l’obtention de la résidence permanente ou de la citoyenneté. Ces procédures requièrent, entre autres, de se soumettre à des tests de santé.
Si ces étudiants-là échouent ces tests-là parce qu’ils n’ont pas été capables de prendre soin de leur santé, je trouve que c’est déjà une injustice, affirme Beydi Traoré.
Le directeur général de l’Association étudiante de l’Université de Saint-Boniface, Beydi Traoré, assure que l’association étudiante a entamé des démarches afin d’engager des actions à l’instar de son homologue de l’Université du Manitoba.
Le 23 mars dernier, l'UMSU avait organisé une manifestation devant le bâtiment administratif du campus Fort Garry pour le rétablissement de la couverture santé. De son côté, Prabhnoor Singh affirme que cette dernière entend répéter ces mesures prochainement.


3 month_ago
20



























.jpg)






French (CA)