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Dans une spirale négative depuis plusieurs semaines, le triple champion de France en titre affronte le RCT, ce samedi au stade Vélodrome (21h), avec l’intention de faire le plein de certitudes.
En s’inclinant à la surprise générale face à Clermont (24-27), lors de la 22e journée de Top 14, le Stade Toulousain a connu un sévère coup d’arrêt. Une semaine après leur succès sur la pelouse de Castres (25-42), Antoine Dupont et ses partenaires, méconnaissables une grande partie du match, ont cédé pour la première fois de la saison à domicile. Cristallisant toutes leurs limites du moment (3 revers sur leurs 6 dernières sorties, dont une élimination en quart de finale de Champions Cup face à l’UBB). «C’est un peu plus qu’une piqûre de rappel, on prendra le temps de l’analyser pour revenir dans un autre état d’esprit», constatait Ugo Mola dans les travées du Stadium.
Plus que la défaite, loin d’être dramatique compte tenu de l’avance des Rouge et Noir au classement (12 points sur leur dauphin palois), ce sont davantage les attitudes qui ont ravivé les doutes. Entre conquête «apathique et catastrophique» - pour citer le manager toulousain - manque de fraîcheur physique et relâchement coupable, le staff haut-garonnais a du pain sur la planche s’il veut aborder la phase finale avec plus de sérénité.
Des deuxièmes périodes délicates
Pourtant en tête de 21 points après dix minutes de jeu contre la troupe de Christophe Urios, les Haut-Garonnais se sont subitement arrêtés de jouer, marquant trois maigres points durant le reste du match. Erreur d’un soir ? Pas forcément, si l’on s’en tient au passif de cette saison 2025-2026. Plusieurs fois, Thomas Ramos et les siens ont baissé de régime dans le deuxième acte, balbutiant leur rugby, en conquête comme dans leur système offensif, à l’image d’une incapacité à concrétiser leurs temps forts. Face à Glasgow (aucun point en seconde période), Perpignan (6 points), Pau (6 points) ou encore Bordeaux (3 points), Toulouse s’est éteint.
«À 21-0, il faut arrêter de penser que les matchs sont terminés, c’est à nous d’avoir un niveau d’éveil pendant 80 minutes», commentait avec lucidité l’arrière international, suivant le revers contre Clermont. Même son de cloche chez son coéquipier Thibaud Flament : «Il faut qu’on soit plus tueurs, on pense que le match va se faire un peu tout seul par la suite, il y a une forme de relâchement, il y a un faux rythme qui s’installe.» Constat ? Après une période de doublons parfaitement négociée et depuis le retour des internationaux, le Stade Toulousain est encore à la recherche d’une série de matchs complets.
Des cadres moins en vue
Sept titres remportés dont cinq Top 14 sur les six dernières éditions. Cette génération toulousaine n’a pas d’égal au 21e siècle. Et a toujours mis en avant sa volonté de continuer à régner sur son époque. À marquer l’histoire de son club et du rugby français. Ces derniers temps, les cadres du groupe sont pourtant moins en vue. Antoine Dupont, Thibaud Flament, François Cros, Julien Marchand, Peato Mauvaka… Tous connaissent une période légèrement plus délicate. La faute à un manque de repères collectifs sur cette saison 2025-2026 ? Les fenêtres internationales et les nombreuses blessures n’ont pas toujours permis à une véritable équipe type d’enchaîner les rencontres à enjeu. À une certaine décompression mentale ou tout simplement à un manque de fraîcheur physique ?
La première thèse n’est pas infondée, mais c’est surtout la deuxième qui semble expliquer les failles du moment, notamment dans le secteur de la défense, moins dominante quand il s’agit de contrer les vagues adverses. Symbole de l’inconstance rouge et noir, le capitaine du XV de France, Antoine Dupont, est apparu quelque peu émoussé durant ses dernières sorties. Moins fringant et moins en capacité de renverser des scénarios mal embarqués. Avant un réveil en fanfare ? Le dernier week-end, consacré aux demi-finales européennes, a certainement permis aux Toulousains de régénérer les corps et les esprits pour entamer un dernier bloc crucial.
Le même scénario que la saison dernière ?
Au moment de s’avancer sur la pelouse du stade Vélodrome pour son traditionnel choc délocalisé face à Toulon - récemment déchu en demi-finale de Champions Cup - la troupe d’Ugo Mola se sait ainsi attendue.
Motif d’espoir, la saison dernière, les Rouge et Noir s’étaient aussi inclinés face à l’UBB, en demi-finale de Champions Cup. Une immense frustration qu’ils avaient évacuée quelques jours plus tard en écrasant… le RCT au Vélodrome (16-50). Un succès déterminant pour une fin de saison en apothéose : le 28 juin 2025, le Stade Toulousain signait un triplé historique en Top 14. Bis repetita cette année ? À quelques exceptions près, Toulouse se déplace au complet dans la cité phocéenne et compte bien remettre les pendules à l’heure. Confirmation de Kalvin Gourgues, dans les colonnes de La Dépêche du Midi : «On a envie de se qualifier avec la manière et d’aller remporter le maximum de matchs qu’on peut sur les quatre dernières journées.»


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