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Irrésistible depuis le début de l’année, le MHR pourrait bien ravir la 2e place synonyme de demi-finale directe au nez et à la barbe de tous ses rivaux.
Un rythme de champion. Depuis fin novembre, Montpellier enchaîne. Dix-sept victoires en vingt matches, toutes compétitions confondues. Un parcours sans faute pour rallier la finale de la Challenge Cup (contre les Irlandais de l’Ulster, le 22 mai à Bilbao). Et opérer une remontée irrésistible au classement du championnat. Le MHR pointe à la 3e place, à égalité de points avec la Section Paloise. Avec quatre journées pour les départager, pour désigner le dauphin du Stade Toulousain qui ira directement en demi-finale du Top 14 en sans passer par la case barrages. Avec un sérieux atout pour les hommes de Bernard Laporte (directeur) et Joan Caudullo (entraîneur principal) : ils recevront les Béarnais fin mai pour une joute probablement décisive.
Depuis près de six mois, les Cistes sont devenus les épouvantails du championnat. Dix succès en treize journées, et des défaites encourageantes : à Pau d’un rien (35-33), à Toulon également d’un rien (30-27). Seul le Stade Toulousain a dominé une escouade héraultaise remaniée (45-29). Autant dire que faire plier le MHR quand il dispose de toutes ses forces vives est devenu une gageure. Une série que se poursuivra à coup sûr ce samedi (16h35) avec la réception de la lanterne rouge Montauban.
Notre ADN est de mettre de l’intensité et de la pression sur l’adversaire
Joan CaudulloLes clés de ce redressement spectaculaire - l’équipe pointait à la 10e place le 1er novembre, après une défaite à domicile face à Clermont (7-9), avec seulement trois victoires lors des neuf premières journéee ? Une défense de fer - sous la férule de l’intransigeant Geoffrey Doumayrou, devenu entraîneur il y a moins de deux ans - et une solidarité sans faille. «Notre ADN est de mettre de l’intensité et de la pression sur l’adversaire», prolonge le manager, Joan Caudullo. Montpellier affiche ainsi la 2e défense après 22 journées (504 points encaissés, contre 490 par Toulouse). Tout en se montrant discipliné (seulement 11 cartons jaunes, 3e en nombre de pénalités concédées). Sérieux et appliqué. Pour des victoires capitales à La Rochelle, Clermont ou, récemment, Bordeaux.
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Les fondamentaux assurés pour ne pas dépendre d’une attaque pas encore parfaitement au point (seulement la 8e des 14 équipes). Mais si Montpellier inscrit moins de quatre essais par rencontre (3,7), il possède dans ses rangs un tireur d’élite avec l’ouvreur argentin Hugo Domingo Miotti, 3e réalisateur du championnat. Il n’est pas le seul étranger à se distinguer sous le maillot à la fleur de ciste. Le demi de mêlée écossais Ali Price ou l’arrière australien Tom Banks sont d’une fiabilité à toute épreuve.
L’équipe grandit au fur et à mesure. Tout l’effectif a envie de se créer des souvenirs, des bonnes choses ensemble
Lenni NouchiDes allochtones qui apportent une véritable plus-value (ne pas oublier le numéro 8 anglais Billy Vunipola), des anciens qui veillent au grain (Arthur Vincent, Yacouba Camara, Alexandre Bécognée, Marco Tauleigne ou encore Florian Verhaeghe) et des jeunes qui prennent de plus en plus de place dans le sillage du capitaine Lenni Nouchi (22 ans). Ainsi le pilier Valentin Welsch (23 ans), le demi de mêlée Alexis Bernardet (24 ans) ou le centre Auguste Cadot (24 ans)...
«Chaque mec peut prétendre à une place de titulaire. Ce n’est pas anodin. L’équipe grandit au fur et à mesure. Tout l’effectif a envie de se créer des souvenirs, des bonnes choses ensemble», synthétise Nouchi qui, comme ses petits camarades, n’était pas de ceux qui ont soulevé le bouclier de Brennus en 2022.
État d’esprit et attachement au maillot
Certains de ces champions de France ont, en revanche, été promus dans le staff : Geoffrey Doumayrou donc, mais aussi Benoît Paillaugue pour l’attaque. D’autres anciens de la maison le complètent, comme Didier Bès en charge de la mêlée ou Antoine Battut de la touche... Garants de l’état d’esprit et de l’attachement au maillot.
«Il y a six mois, Mathias Altrad (le directeur général du MHR) nous a montré un tableau avec le nombre de victoires et de défaites par joueur. Beaucoup avaient plus de défaites que de victoires. Récemment, ils nous ont remontré ce tableau et ça s’est inversé, symbolique que le club ne fait plus des montagnes russes», savoure Lenni Nouchi. Avant d’ajouter : «Mais attention, pour l’instant, on n’a rien gagné.»


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