Difficile de commencer un portrait du chef de groupe UDC autrement qu’en rappelant cette scène de juin 2024, qui a tranché avec l’ambiance feutrée des sessions parlementaires. Ce jour-là, deux élus UDC, Thomas Aeschi donc, et Michael Graber (candidat désormais déclaré à la succession de Guy Parmelin), ont une altercation physique avec la police fédérale et en arrivent quasiment aux mains. Ils forcent le passage d’un périmètre de sécurité mis en place pour la visite du président du parlement ukrainien et vont au contact des policiers, qui les repoussent.
Pour des élus de gauche, leur irrespect du cordon de sécurité et leurs réactions illustrent la «virulence» des principaux concernés. Dans leur camp, en revanche, on les défend. «Les parlementaires ont été empêchés de faire leur travail. Un représentant étranger arrive et entrave le fonctionnement du parlement. Etait-il ici chez lui? Thomas Aeschi a un profond respect pour les institutions et a probablement été mal compris», estime le conseiller national UDC Yvan Pahud, chef de campagne du parti pour les élections fédérales.


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