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Thierry Meyssan était l’invité de Lara Stam sur GPTV, le 17 juillet 2026. Il a d’abord exprimé son dégoût devant la fête nationale du 14 juillet.
Jusqu’à présent, les présidents Sarkozy, Hollande et Macron ont mené des politiques pleines de contradiction. Mais cette fois, le président Emmanuel Macron a passé un cap : il a invité 25 soldats de la garde républicaine ukrainienne à défiler sur les Champs-Élysées. Depuis la Seconde Guerre mondiale, jamais un tel honneur n’avait été accordé à un groupe fasciste. Or, depuis 2011, cette garde participe systématiquement aux obsèques des anciens SS ukrainiens. ll y a deux mois encore, ils rendaient les honneurs, lors de funérailles nationales, à deux criminels contre l’Humanité, Andriy et Sophia Melnyk.
Ces agissements sont nécessairement connus de nos dirigeants puisque l’ambassadeur français à Kiev, Gaël Veyssière, a dû les alerter et que la Pologne a très vivement réagi en retirant la décoration de l’Ordre de l’Aigle blanc qu’elle avait accordée à Volodymyr Zelensky.
Emanuel Macron pose des actes publics, mais agit désormais caché : la veille, il avait reçu l’usurpateur Zelensky (il n’est plus président élu depuis deux ans) qui l’avait décoré à l’Élysée de l’Ordre de la Liberté. Cette salissure ne figure pas sur le site de l’Élysée, mais sur celui de la présidence ukrainienne. Puis, avec le Premier ministre britannique Keir Starmer et le chancelier Allemand Friedrich Merz, il a reçu des délégations de plus de trente autres nations qui forment la Coalition des volontaires pour l’Ukraine. Il s’agissait de prévoir la transformation de cette alliance en nouvelle OTAN, lorsque les États-Unis se retireraient de l’Alliance atlantique. Là encore, contrairement à tous les usages, les correspondants de presse n’ont pas été conviés.
Pour la seconde partie de l’entretien, Lara Stam a posé des questions sur la situation au Moyen-Orient. Selon Thierry Meyssan, après l’adoption par le conseil de l’Organisation maritime internationale (OMI) d’une résolution non-publiée modifiant unilatéralement la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, les États-Unis ont organisé le franchissement du détroit d’Ormuz par trois navires, sans en informer ni Oman, ni l’Iran. Défendant ses eaux territoriales, l’Iran a bombardé ces navires. Considérant qu’au vu de la résolution de l’OMI, l’Iran n’était plus souverain de ses eaux, les États-Unis ont riposté, puis la spirale s’est amplifiée. Aujourd’hui tous les États du golfe, mais aussi le Yémen, l’Iraq, la Syrie, le Liban et la Jordanie doivent affronter de petites opérations militaires, généralement non-revendiquées. À tout moment, cette situation peut dégénérer en guerre régionale ouverte, voire en guerre mondiale.
Selon Thierry Meyssan, cette situation s’explique par, du côté des USA, la stratégie d’Elbridge Colby visant à empêcher le développement économique de la Chine en la privant des hydrocarbures iraniens. Et, côté iranien, par le lancement d’une troisième phase d’action. La première était la reconnaissance du droit de résistance à l’agression (ce qui a conduit les États de la région à remettre en cause l’hébergement de bases militaires étrangères). La seconde était la reconnaissance de la souveraineté partagée du détroit d’Ormuz (ce qui a conduit les banques occidentales à remettre en cause les diktats du Trésor états-unien et à soutenir le mémorandum d’Islamabad). La troisième est la reconnaissance par les grands financiers internationaux que soutenir les génocides perpétrés par les « sionistes révisionnistes » provoque une crise économique globale (ce qui devrait conduire les grands financiers juifs à se désolidariser d’Israël).


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