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La séance d’information sur le projet de GNL de Marinvest Energy à Pessamit a été « un vrai succès », selon la gardienne du territoire, Annuk St-Onge. La rencontre a notamment permis aux participants de poser leurs questions pour mieux comprendre les enjeux d’un projet qui demeure méconnu.
Cette séance d’information concernant le projet de terminal gazier de Marinvest Energy s’est tenue le 12 août en soirée. Des représentants de Greenpeace, des membres de Mères au front ainsi que des aînés de la communauté étaient présents.
Greenpeace et Mères au front ont sollicité la gardienne du territoire, Annuk St-Onge, communément appelée l’Ilnubliable Minaikuss, afin de contribuer à la mobilisation de la communauté.
Pas moins de 70 personnes, de Pessamit et de l’extérieur de la communauté, se sont présentées à la rencontre. La première partie de la soirée a été consacrée à un souper collectif, qui a été suivi de prises de parole, puis d’une période de questions.
« Marinvest Energy aimerait construire une nouvelle conduite qui traverserait l’Ontario jusqu’à la Côte-Nord, en passant par le Nitassinan, les territoires des Innuat, des Cris-Eeyouch, des Atikamekw Nehirowisiwok et des Anishinabeg », rappelle le responsable de la campagne Climat-Énergie chez Greenpeace Canada, Louis Couillard.
« J’ai besoin d’une alliance franco-amérindienne et qu’on défende la Terre-Mère ensemble, mamu », déclare quant à elle la gardienne du territoire.
Le manque d’information inquiète
« Marinvest Energy n’a pas encore donné de séance d’information », souligne Louis Couillard. Celui-ci explique que les conséquences environnementales de la réalisation de ce projet demeurent très méconnues et que la compagnie norvégienne reste très discrète dans les médias concernant son projet. À noter que celui-ci n’a pas encore été officiellement déposé.
« Moi, je pense que s’ils informaient adéquatement la population des conséquences environnementales que leur projet pourrait avoir, tout le monde s’entendrait pour dire non, c’est trop dangereux », ajoute M. Couillard.
Le responsable de la campagne Climat-Énergie chez Greenpeace Canada, Louis Couillard. Photo Roseline Pelletier
La militante écologiste Ashley Torres, cofondatrice de la CEVES et collaboratrice de Greenpeace Canada, était également sur place à titre de panéliste.
De son côté, la blogueuse et conférencière Audrey-Lise Rock-Hervieux, aussi connue sous le nom de Maman Autochtone, a abordé les répercussions que pourrait avoir le projet sur les femmes des communautés.
La discussion était animée par Joyce Dominique, ancienne journaliste à la station de radio CKAU.
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Roseline Pelletier
Initiative de journalisme local


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