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Série : cette passion sans limite (parfois) inavouable [3/3] - Collections insolites, concerts, sports ou voyages à l’autre bout du monde… Certaines passions prennent une place centrale dans le quotidien, jusqu’à parfois influencer le budget, le temps ou la vie personnelle. Vincent, Yann, Maxime et Bruno ont un point commun : ils sont à la recherche des objets les plus insolites pour compléter leur collection.
Audrey Vermorel - 27 avr. 2026 à 07:30 | mis à jour le 27 avr. 2026 à 15:44 - Temps de lecture :
Accumuler des objets de collection, parcourir des kilomètres pour voir un artiste, consacrer tout son temps libre à une activité : pour certains, la passion dépasse largement le simple loisir. Depuis plus de 30 ans, Yann chasse… les M&M's de toutes sortes et objets dérivés autour de cette confiserie américaine. Son tout premier objet était un distributeur-basketteur. Il se prend de passion pour cette cacahuète enrobée de chocolat et commence à collectionner figurines, étagères, présentoirs… Le Dijonnais compte aujourd’hui environ 500 objets M&M's exposés un peu partout dans sa maison. Pour peaufiner cette collection, il achète directement en magasin, mais surtout, il chine en brocante ou sur internet. Et il parcourt même le monde à la recherche de potentiels trésors.
Pour les trouver : direction les États-Unis, pays de naissance des friandises. « Je suis déjà allé cinq fois à Las Vegas et à New York dans la boutique M&M's. Je voyage presque tous les ans aux États-Unis et j’en profite pour ramener des objets insolites et des kilos de bonbons. L’année dernière, je suis rentré avec 7 kilos de M&M's dans ma valise, mon stock de l’année ! », s’amuse-t-il. Saveur bretzels, amande et beurre de cacahuète… des goûts que l’on ne peut trouver que dans le pays de l’Oncle Sam. Lors de ses voyages, il passe surtout beaucoup de temps dans des flea market, l’équivalent d’un marché aux puces, pour trouver des objets de collection. « En septembre, je retourne à New York puis direction la Louisiane et le Texas. J’ai déjà repéré là-bas de nombreux flea market », précise-t-il. Il y a trois ans, il s’est envolé pour Berlin lors de l’ouverture du magasin M&M's de la ville. Il va aussi retourner dans quelques jours à Londres « pour la cinquième fois, pour passer à la boutique M&M's et trouver un objet en édition limitée ».
Yann collectionne depuis plus de 30 ans les objets M & M’s et ne va bientôt plus avoir de place pour les stocker ! Photo DR
À Valence, Vincent, 30 ans, a lui aussi une passion pour des objets qu’il collectionne depuis… ses 6 ans ! Bercé par l’univers des Pokémon, il chasse les produits scellés de la franchise. « J’ai accumulé des centaines d’articles encore fermés et d’époque. Je continue aujourd’hui et je transmets ma passion à mon fils de 3 ans », raconte-t-il. Un objet scellé (jamais ouvert) vaut souvent beaucoup plus cher avec le temps, et en même temps est de plus en plus rare.
Le plaisir de dénicher un objet rare
Maxime, Lyonnais de 29 ans, a aussi une passion pour les Pokémon. « J’ai commencé à collectionner les objets Pokémon quand j’étais enfant, comme beaucoup de gens de ma génération. Au début, c’étaient surtout des cartes et des decks, puis je me suis mis à chercher tout ce qui touche à cet univers : figurines, peluches, objets promotionnels, éditions limitées et cartes rares », détaille-t-il. Il retrouve dans cette passion le côté nostalgie et aime aller à la chasse à la perle rare. « Trouver une pièce que je n’ai pas encore, surtout si elle date des premières années, c’est très satisfaisant ». Côté budget, il peut dépenser entre 20 à 200 euros par mois selon ses trouvailles, « mais il m’est arrivé de mettre beaucoup plus pour un objet précis. Certaines pièces rares peuvent coûter plusieurs centaines d’euros », poursuit le trentenaire. Il cherche un peu partout : sur des sites de revente entre particuliers, dans des brocantes, des conventions ou des magasins spécialisés. « Il y a aussi beaucoup d’échanges entre collectionneurs. C’est un univers avec beaucoup de fans », remarque-t-il. Il a même profité d’un voyage au Japon, l’année dernière, pays de naissance des Pokémon, pour chiner des objets de collection, qu’il expose dans plusieurs bibliothèques de son appartement.
Enfin, chez Bruno, une bibliothèque est loin d’être suffisante pour accueillir sa passion. Ce Vosgien collectionne les objets de la Seconde Guerre mondiale. « Depuis le départ de la maison de mon fils, j’ai accaparé sa chambre pour y faire mon musée et entreposer tous les objets que j’ai trouvés », explique-t-il. Un petit bout de l’histoire, en somme.


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