NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Série : Ils vivent au-dessus de leurs moyens [4/4] - Avoir des revenus élevés ne met pas toujours à l’abri des difficultés financières. Entre habitudes de consommation, charges fixes et manque d’éducation budgétaire, certains ménages peinent à garder le contrôle. À Dijon, Ludovic et sa famille en ont fait l’expérience.
Audrey Vermorel - Aujourd'hui à 07:30 - Temps de lecture :
Ludovic (*) n’avait pas pour habitude de surveiller ses comptes de très près. Il en est conscient, sa situation lui permet de ne pas avoir besoin de vérifier ses dépenses quotidiennement. Ce développeur de 40 ans vit en Côte-d’Or avec sa femme et sa fille de 10 ans. Le couple dispose de salaires confortables et d’un revenu locatif, au total environ 6 250 euros par mois. Avec ces revenus, leur niveau de vie a progressivement suivi. Achat d’une maison, loisirs, soins médicaux parfois mal remboursés, courses dans des enseignes bio… autant de dépenses assumées, mais qui finissent par peser. La naissance de leur fille a également marqué un tournant, avec l’augmentation des frais liés à l’éducation, aux loisirs ou encore aux vacances.
L’équilibre est resté fragile, car malgré leur situation confortable, le couple en a fait l’amer constat : il n’arrivait pas à mettre de l’argent de côté. « Nous n’arrivions pas à épargner, nous étions angoissés et en flux tendu permanent. » Pendant longtemps, ils ont pu compter sur une épargne constituée plus tôt dans la vie, notamment grâce à une indemnisation reçue après un accident dont a été victime Ludovic. « Cela nous a permis de ne jamais vraiment nous retrouver face au mur », explique-t-il. Une sécurité pourtant précaire : « Ni ma femme, ni moi n’avons eu une éducation financière. Lorsque l’on a suffisamment d’argent pour subvenir à ses besoins, on ne veut pas regarder son compte en banque tant qu’on n’a pas de problème », observe-t-il.
Le véritable point de bascule intervient lorsque l’épargne de sécurité de Ludovic s’est retrouve bloquée temporairement. « Nous avons dû contracter un crédit à la consommation de 6 500 euros pour pouvoir un petit peu aplanir les choses sur un certain temps. C’était la panique », avoue-t-il.
Une angoisse quotidienne face aux comptes
Peu à peu, une forme d’inquiétude s’installe. « Je me suis mis à vérifier en permanence si nous avions assez pour tenir jusqu’au prochain salaire », raconte-t-il. Une habitude qui vire à l’obsession. « Il fallait absolument que je trouve une solution. » Il crée alors un compte joint, qui lui permet également de catégoriser ses dépenses (crédit, alimentation, loisirs, etc) et d’analyser ses comptes.
Mais Ludovic veut aller plus loin : il a besoin de connaître si le foyer peut tenir jusqu’au prochain salaire selon les dépenses prévues. « C’était devenu une obsession », se souvient-il. Il essaye plusieurs applications de gestion de budget, mais aucune d’entre elles n’arrive à le convaincre. Il décide alors de créer son propre site : Yosanami. « Je peux rentrer les dépenses récurrentes : crédit, impôts, abonnements, assurances, factures et les rentrées d’argent. L’application est alors capable de me dire si je peux continuer de dépenser normalement ou si je dois ralentir ou stopper. Un système de feu vert/feu rouge », détaille-t-il. Une aide précieuse au quotidien pour l’aiguiller dans le suivi des comptes.
Des centaines d’euros économisées
Depuis, les habitudes du foyer ont évolué pour coller aux ressources. En comparant ses dépenses d’une année à l’autre, Ludovic a remarqué que les dépenses de la famille ont largement diminué dans certaines catégories. Le budget courses a été réduit de 900 euros en un an, mais c’est surtout sur les achats non essentiels qu’elle a pu faire des économies. Le budget vêtements, loisirs et cadeaux est passé de 7 300 euros à 4 500 euros en un an, le budget divertissement et jeux vidéo de 1700 à 460 euros, le budget restaurant de 1 700 à 490 euros. « Finalement, j’ai l’impression que toutes ces dépenses que l’on pouvait faire avant ne valaient pas tellement le coup », avoue-t-il. Des économies pour rester dans le vert, mettre un peu plus dans l’enveloppe vacances et anticiper les mois où il faudra éponger des factures plus importantes. « On préfère se créer des souvenirs en famille en vacances plutôt que de laisser notre argent dans des bricoles à Action », lâche le quadragénaire.
Cette nouvelle organisation permet à la famille d’analyser et de mieux comprendre ses dépenses. « Supprimer un abonnement Netflix, ça n’a pas un impact énorme. En revanche, le budget pour les courses, les loisirs et achats plaisirs peut exploser très vite », remarque Ludovic. Depuis, lui comme sa femme s’intéressent de près à leur budget. « Nous sommes toujours en flux tendu, mais avec ce système, nous pouvons ralentir quand c’est nécessaire et connaître les mois difficiles à venir. Cela nous permet d’anticiper un maximum pour éviter de piocher dans l’épargne de sécurité », détaille-t-il. Un vrai soulagement pour le développeur, pour qui le sujet des comptes était devenu une véritable angoisse permanente malgré des revenus confortables.
(*) Le prénom a été modifié.


2 month_ago
18



























.jpg)






French (CA)