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« Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour aller dans l’hémisphère nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire… »
(Houari Boumediene).
Alors que la France fête Noël, voilà que Tebboune, celui auquel nous léchons les babouches et adressons des salamalecs incantatoires pour qu’il cesse de clamer haut et fort sa détestation de la France, vient de faire voter une loi criminalisant la colonisation française (de 1830 à 1962).
Le Parlement algérien a adopté cette loi à l’unanimité. Debout dans l’hémicycle, les députés, écharpe aux couleurs du drapeau algérien autour du cou, ont applaudi le passage du texte qui fait porter à l’État français «la responsabilité juridique de son passé colonial en Algérie et des tragédies qu’il a engendrées». Et ce crâne d’œuf de Barrot, ministricule des Affaires Étrangères, celui-là même qui critiquait la fermeté de Retailleau, constate que cette loi est : « une initiative manifestement hostile, à la fois à la volonté de reprise du dialogue franco-algérien, et à un travail serein sur les enjeux mémoriels». Mais de qui se moque-t-on ? Allons-nous supporter encore longtemps de nous faire rouler dans le couscous par l’Algérie ? Il faudra bien, un jour, siffler ENFIN la fin de la partie !
Je dois manquer de charité chrétienne car j’avoue qu’il m’arrive de sourire chaque fois que Macron se ridiculise ou se fait humilier à l’international. Le problème, c’est qu’avec lui, c’est aussi la France qui est humiliée, salie, rabaissée, bafouée. Ce type nous déshonore. Il méprise son pays, et il insulte les Français dès qu’il est à l’étranger. Depuis son élection en 2017, ce cabot vaniteux aura TOUT raté. Il est devenu une sorte de François Hollande, certes plus présentable et moins risible, mais ô combien plus néfaste ! C’est incontestablement le pire des présidents de la V° République qui a pourtant connu bon nombre de tocards, d’incapables, d’aigrefins et de voyous.
Il ne vous aura pas échappé qu’il nous a brouillés avec toute l’Afrique Noire francophone. S’il avait daigné lire « l’Afrique réelle » et les publications du professeur Bernard Lugan, il saurait que le continent africain est complexe, et que ce n’est pas à coup de repentance, de courbette et d’auto-flagellation qu’on se fera respecter de nos anciennes colonies africaines.
Avec l’Afrique du Nord, les pays du Maghreb, sa position a été encore plus ambiguë. Après avoir qualifié l’œuvre française en Algérie de « crime contre l’humanité », il n’a pas cessé de lécher les babouches des Algériens. Il a même demandé au gauchiste Benjamin Stora un rapport qui n’est rien d’autre qu’une repentance honteuse de la France à l’égard de l’Algérie ex-française.
De son côté, Abdelmadjid Tebboune, le vieux président algérien, l’humilie et le roule dans la semoule. L’année dernière, un hebdo nous affirmait que « malgré les obstacles, Macron et Tebboune travaillent au rapprochement franco-algérien ». Paris et Alger envisageaient la programmation de la visite d’État du président algérien en France (qui devait avoir lieu au premier trimestre 2024). Mais, alors que la visite de Tebboune ne cessait d’être reportée, ce dernier se rendait chez Poutine pour signer – en grande pompe – plusieurs accords de «partenariats stratégiques». En choisissant d’aller en visite d’État chez Poutine plutôt qu’à Paris, Tebboune rappelait combien le pari d’Emmanuel Macron d’un rapprochement avec Alger restait incertain, pour ne pas dire totalement utopique. La visite en France de Tebboune, programmée d’abord début mai 2023, avait été repoussée à juin. On nous a raconté que les Algériens craignaient les manifestations de rue (contre la réforme des retraites). Mais depuis, Tebboune n’a jamais confirmé sa venue. Tebboune s’allie les bonnes grâces de son peuple en tapant sur l’ancien colonisateur honni. Ça évite de parler de 70 ans d’incompétence et de corruption de la part des caciques du FLN. Ce pays était pourtant riche au moment de son indépendance
À Alger, le sentiment antifrançais remonte régulièrement à la surface au gré des tensions. Le débat sur une éventuelle remise en cause de l’accord conclu en 1968 avec l’Algérie n’a rien arrangé non plus. De plus, l’Algérie, candidate à l’entrée dans le club des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), préfère éviter toute fausse note avec une visite à Paris.
Les Brics veulent devenir une alternative à l’ordre mondial dirigé par l’Occident. Alger, appauvri par plus d’un demi-siècle de corruption, voudrait jouer enfin dans la cour des grands.
En redoublant d’attention pour Alger, Emmanuel Macron a plombé une relation déjà difficile avec le Maroc. Rabat et Paris sont restés en froid durant de longs mois ; un gel des relations qui a perduré. À l’origine de cette brouille, les restrictions d’octroi des visas visant les Marocains, une mesure pourtant levée en décembre 2023. Mais au-delà, le Maroc reprochait à la France ne pas s’aligner sur les USA et l’Espagne qui ont reconnu la marocanité du Sahara occidental.
Or l’avorton présidentiel, qui voudrait être bien avec les Algériens « et en même temps » avec les Marocains, a fini par reconnaître les droits du Maroc sur le Sahara occidental. La revendication des Marocains sur cette région remonte à loin. Le 6 novembre 1975, le Roi Hassan II organisait la « Marche verte », une marche – pacifique – vers le Sahara occidental dans le but de le récupérer, car considéré comme faisant historiquement partie du Sahara marocain. Elle mobilisa plus de 350 000 Marocains. La légitimité de la prise de contrôle de ce territoire par le Maroc n’est pas reconnue par l’ONU. Avec la reconnaissance de la marocanité de ce territoire, Macron a provoqué la colère de Tebboune. Il aura encore manqué son objectif de « réconciliation des mémoires ». Son souhait de rendre amicales les relations franco-algériennes est tombé à l’eau. La détention de Boualem Sansal était la réponse de Tebboune. C’était encore une gifle à la France ! Comme disait Pierre Laval « pour collaborer, il faut être deux » or les concessions avec Alger sont toujours à sens unique.
Après l’Afrique Noire, Macron contribue à nous mettre à dos tout le Maghreb, or nous avons chez nous une importante « cinquième colonne » maghrébine qui a appris, depuis son plus jeune âge, à détester la France. Les Algériens étant les plus virulents, les plus haineux, à notre égard. Pour ma part, j’ai tiré un trait définitif sur l’Algérie. J’ai écrit plusieurs livres (1) et des dizaines d’articles sur le sujet. C’est fini, je n’en écrirai plus car j’en ai marre de voir la France se coucher, se vautrer, se prostituer et faire amende honorable envers un pays auquel elle a pourtant tout donné et qui n’a même pas la reconnaissance du ventre. Tout ce qui tient encore debout, tout ce qui fonctionne encore, a été construit par la France entre 1830 et 1962 (et même après). Chaque année, autour du 19 mars, nous avons droit à une repentance honteuse de la part de toute notre classe politique et à des articles tendancieux d’une presse (majoritairement de gauche) culpabilisant notre colonisation.
Je rappelle, juste pour mémoire, que l’Algérie est le seul pays au monde à avoir, dans son hymne national, un couplet menaçant carrément notre pays. Et, par veulerie, nous tolérons ça !
Sur la colonisation et la guerre d’Algérie, nous aurions pu, nous aurions dû, laisser le temps faire son ouvrage. Il cicatrise les plaies, favorise l’oubli et parfois même, le pardon(2). Mais en février 2017, Macron qualifiait l’œuvre française en Algérie de « crime contre l’humanité ». Puis, en octobre 2018, il allait salir l’armée française en faisant repentance, pour la France, auprès de la veuve de Maurice Audin, ce prof de maths qui trahissait son pays au profit du FLN. Depuis, en pompier-pyromane, il n’a cessé de souffler sur la braise. C’est sciemment que je parle de braise, en pensant à deux films « engagés »: « Chronique des années de braise » de Lakhdar-Hamina (3) sorti en 1975, et « Des feux mal éteints » de Serge Moati (4), sorti en 1994. Dans la foulée, Macron, comme Hollande, condamnait le soi-disant massacre du 17 octobre 1961 (5), puis, le gouvernement annonçait que nous allions ouvrir « avec quinze ans d’avance » les dossiers concernant la guerre d’Algérie. Encore une mesure… unilatérale ! Or, le vieux Tebboune se moque des gesticulations françaises comme de sa première djellaba. Ce qu’il attend, c’est un acte de contrition en bonne et due forme, avec, à la clé, des indemnisations pour les crimes que nous aurions commis en Algérie. Devant une France veule, faible, lâche, il ne faut pas s’étonner de voir des Algériens (ou des Franco-algériens) manifester et saccager les vitrines de nos grandes villes, en brandissant des drapeaux algériens, lors de la victoire de leur pays (car pour eux la France n’est pas leur pays) à la coupe d’Afrique de football.
Il est dit que nous boirons la coupe jusqu’à la lie, jusqu’à l’hallali, puis juste qu’au Halal tout court. Charles de Foucault était lucide quand, le 29 juillet 1916, il écrivait à René Bazin :
« Les musulmans peuvent-ils être vraiment français ? D’une manière générale, non : plusieurs de leur dogme fondamentaux s’y opposent. Le seul moyen pour qu’ils deviennent français est qu’ils deviennent chrétiens ». Une préconisation assez logique mais l’anticléricalisme maçonnique de la III° République ne pouvait l’accepter. Mais revenons à nos moutons, à savoir, l’Algérie :
D’une colonisation, exemplaire à plus d’un titre, nous avons fait un motif de culpabilité et de contrition ; nous avons transformé une guerre indéniablement gagnée militairement en défaite ; nous avons bradé notre autosuffisance énergétique en abandonnant les hydrocarbures sahariens ; nous avons parqué dans des camps insalubres les Harkis fidèles à la France (quand nous ne les avons pas livrés désarmés aux égorgeurs du FLN) tandis que nous déroulions le tapis rouge aux fellaghas.
Donc, si nous devons faire repentance, c’est d’avoir abandonné l’Algérie française.
Ferhat Abbas a déclaré : « L’œuvre de la France est admirable! Si la France était restée vingt ans de plus elle aurait fait de l’Algérie l’équivalent d’un pays européen. » Il devait ajouter sur le tard : « La France a commis un crime : elle a livré le peuple algérien aux tueurs et aux assassins. »
Je rappelle que Ferhat Abbas était un homme d’État algérien, rallié au FLN durant la Guerre d’Algérie, président du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne de 1958 à 1961.
Albert Camus a dit : « L’Algérie, on n’en guérit jamais ». Pour ma part, je suis guéri et je me dis que si Tebboune veut rappeler tous les ressortissants algériens qui vivent chez nous (souvent de trafics illicites ou d’aides sociales), grand bien lui fasse ; on ne les retiendra pas ! Ajoutons, pour que la mesure soit complète, qu’il faudrait également supprimer la double nationalité, le regroupement familial, le droit du sol, et les accords de 1968 qui favorisent l’arrivée massive d’Algériens en France.
Après tout, si Tebboune n’aime pas la France, qu’il garde ses ressortissants chez lui ! Il serait grand temps de faire mentir Coluche qui disait : « Dans le divorce entre la France et l’Algérie, c’est la France qui a obtenu la garde des enfants…».
Eric de Verdelhan
1) « Requiem pour l’Algérie française » (2012) ; « Oran le 5 juillet 1962 (et quelques massacres oubliés)» (2017) ; « Hommage à NOTRE Algérie française » (2020).
2) Il va sans dire que, dans mon esprit, le pardon est dû aux « Pieds noirs » et aux Harkis abandonnés par la France. Nous ne devons RIEN à l’Algérie qui, elle, nous doit son existence, son industrialisation, ses infrastructures, la découverte de ses hydrocarbures…etc…
3) « Chronique des années de braise », film algérien réalisé par Mohammed Lakhdar-Hamina, sorti en 1975 et qui, comme par hasard, remporta la Palme d’or au Festival de Cannes.
4) « Des feux mal éteints », film français de Serge Moati, sorti en 1994, sur la guerre d’Algérie.
5) Le professeur Bernard Lugan et moi-même avons rédigé suffisamment d’articles sur le sujet pour qu’il ne soit pas utile d’y revenir ici.





























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