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À quelques jours de la fin de la période de votes, l’auteur-compositeur-interprète TALK s’imagine plus que jamais s’envoler pour la Bulgarie en mai 2027. L’artiste originaire de Stittsville se dit fier de représenter la capitale et croit que son côté théâtral est tout indiqué pour briller au Concours Eurovision de la chanson.
Je pense que j'ai tout le package, affirme l’interprète de Run Away To Mars et A Little Bit Happy. J'écris de bonnes paroles, j'ai des chansons que tout le monde aime, j'ai une grande personnalité et j'ai un style très unique, avec des costumes très théâtraux et une grande voix, étaye-t-il avec assurance.
Il se dit honoré de faire partie des finalistes et apprécie la stratégie du Canada, consistant à faire voter le public pour un auteur-compositeur-interprète (nouvelle fenêtre) qui sera chargé d’écrire une œuvre originale pour le concours. Selon lui, cette façon de faire offre une plus grande liberté comparativement aux pays qui choisissent directement la chanson.
Le Canada va avoir du succès avec n'importe qui, mais je pense que ça devrait être moi.
C’est une opportunité pour les artistes de montrer la vision qu’ils ont en tête sur scène, exprime celui qui souhaite emmener les spectateurs du monde entier dans son univers unique. Pour une chanson, trois minutes sur scène, qu’est-ce que tu peux montrer? Qu’est-ce que tu peux faire? C’est quoi le wow factor?
Le récipiendaire du prix JUNO de la Révélation de l’année en 2024 prépare un nouvel album à la saveur opéra-rock. Pour The Ballad of Ozzy Moon, il incarne un musicien raté qui se tourne vers le monde de la lutte amateur.
L’album est basé sur un scénario que j’ai écrit. Ça m’a beaucoup aidé à fabriquer un personnage et à écrire des chansons pour ce personnage. C’est vraiment théâtral et c’est quelque chose qui va beaucoup m’aider, raconte le chanteur.
La meilleure chanson
Né d’un père ontarien et d’une mère québécoise, Nicholas Durocher, de son vrai nom, considère l’option d’offrir une performance bilingue, même si son choix n’est pas encore définitif.
Son cœur balance également entre l’idée d’écrire une chanson musicalement plus épurée avec une mise en scène très dramatique, ou une pièce plus rythmée, dansante et électronique.
Il y a des avantages de chaque côté, pour chaque genre. Alors, ça va seulement dépendre de quelle est la meilleure chanson, réfléchit-il.
Très fier de représenter Ottawa et Gatineau, son home town, le chanteur est déjà très engagé. Avant même de déposer sa candidature officielle, il avait commencé à écrire en mode exploratoire en vue de l’Eurovision. Sa stratégie s’il est sélectionné : travailler de façon intensive, en continu, jusqu’à ce qu’il trouve exactement ce qu’il cherche.
Quand tu es dedans, c’est facile de travailler tout le temps, parce que c’est comme une obsession.
L’Ottavien d’origine a aussi fait appel à des professionnels ayant fait partie de l’entourage d’artistes de l’Eurovision afin de mieux comprendre le niveau de préparation nécessaire.
J’ai appris que c’est une culture en soi, exprime-t-il en référence aux mois de travail et à la minutie qu’exige un tel mandat.

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Selon le musicien, son expérience sur les réseaux sociaux lui sert à déployer sa campagne en ligne afin d’inciter les Canadiens à voter pour lui.
Le vote est ouvert jusqu’au 5 novembre à 23 h 59, heure du Pacifique (2 h 59, le 6 novembre, heure de l’Est). Les autres finalistes sont William Cloutier, Josiane, Rêve et Tyler Shaw.
TALK se produira à la salle History d’Ottawa, le 4 décembre.


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