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Donc maintenant, on fait de la pub “rigolote” avec des saluts nazis ?
L’influenceuse Mila Orriols a diffusé en story Instagram, le 6 septembre 2025, une vidéo montrant un t-shirt « Adidolf » (pastiche d’Adidas) dont les trois bandes sont remplacées par trois bras effectuant un salut nazi. L’association SOS Racisme a annoncé avoir déposé plainte, estimant qu’il s’agit d’un visuel antisémite et relevant de « l’apologie de crime contre l’humanité ».
Un symbole nazi brandi “pour rire”, une ligne rouge pour les associations
L’association dit ne voir « aucun doute » sur la dimension antisémite de la référence, précisément parce qu’elle met en scène un code immédiatement associé au nazisme (le salut hitlérien), ici “marketé” sous forme de produit dérivé.
Pourquoi cela surprend, y compris dans son propre espace politique
Mila s’est d’abord imposée dans l’espace public à partir de 2020, après des propos anti-islam ayant déclenché une vague d’indignation par ces propos :
« Je déteste la religion, (…) le Coran il n’y a que de la haine là-dedans, l’islam, c’est de la merde. (…) Votre religion, c’est de la merde. Votre dieu, je lui mets un doigt dans le trou du cul. »
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Une partie de ses soutiens se situe dans des milieux où l’affichage pro-Israël est fréquent (au moins dans le discours public et les alliances médiatiques), et où l’antisémitisme constitue un repoussoir politique revendiqué.
Mais la mise en avant d’un symbole nazi suffit à créer une rupture : pour nombre d’anciens appuis, l’argument “c’était une blague” ne neutralisera pas le caractère toxique de l’imagerie.
Un embarras potentiel pour les soutiens “zémuouriens” et la droite identitaire
Mila a déjà bénéficié de relais ou de réactions publiques dans des segments de la droite radicale : par exemple, lors d’un épisode d’agression/harcèlement de rue en 2022, Éric Zemmour a réagi dans la foulée, comme d’autres responsables politiques.
Par ailleurs, sa présence dans des environnements liés à Reconquête! a été documentée (université d’été du parti, où elle est citée parmi les figures présentes).
Dans ce contexte, la séquence « Adidolf » peut être lue comme un boomerang : une provocation qui, au lieu de consolider une audience, met à l’épreuve les soutiens pro sionistes. La fin du bal arrive.
Et maintenant ?
Juridiquement, StreetPress évoque une plainte visant l’« apologie de crime contre l’humanité ». Les qualifications exactes, la recevabilité et les suites dépendront du parquet et des éléments versés au dossier.


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