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Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Tony Wakeham, a annoncé mardi soir que sa province ne participera pas au programme fédéral de rachat des armes à feu prohibées.
Ottawa a annoncé récemment les détails de son programme pour racheter des milliers d’armes à feu prohibées.
Dans un communiqué, mardi soir, Tony Wakeham a indiqué que le programme fédéral n’est pas aligné avec les priorités de sécurité publique de sa province.
Je pense que c'est une mauvaise décision que de retirer ces armes à des propriétaires légitimes, a-t-il ajouté lors d'un point de presse à Ottawa, mercredi matin, en marge d'une rencontre du Conseil de la fédération. Les citoyens respectueux des lois ne sont pas le problème ici. Nous devons garder cela à l'esprit.
Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador dit vouloir que les ressources policières soient consacrées à la lutte contre les crimes violents.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Tony Wakeham, ne veut pas du programme fédéral de rachat d'armes à feu. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Patrick Butler
Pour les Terre-Neuviens et Labradoriens, la chasse fait partie intégrante de notre vie. Pouvoir vivre de la terre fait partie intégrante de notre vie. Et je ne veux pas que cela soit entravé de quelque manière que ce soit, a ajouté M. Wakeham en mêlée de presse dans la capitale fédérale.
Le premier ministre ne précise toutefois pas comment le programme pourrait affecter les chasseurs. Les armes visées par le programme de rachat sont des armes d’assaut et non des fusils de chasse.
Autre revers pour Ottawa
Terre-Neuve-et-Labrador est le plus récent gouvernement à rejeter le programme.
La Saskatchewan a effectué des changements législatifs pour obliger quiconque saisirait une arme acquise légalement par son propriétaire à lui offrir une compensation égale à la valeur marchande. L'Alberta a invoqué sa loi sur la souveraineté de la province.
Le Manitoba a signifié qu’il n’y aurait pas de fonds publics provinciaux alloués pour administrer le programme fédéral.
Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, s’est dit opposé aux mesures d’Ottawa lorsque questionné par des journalistes la semaine dernière.
Tony Wakeham n’a pas précisé si des mesures législatives seront adoptées, ni comment les forces de l'ordre appliqueront l'interdiction des armes à feu. Nous allons discuter de cela avec nos forces de police, a-t-il laissé entendre.
Des milliers d'armes à récupérer
Depuis le 19 janvier, les propriétaires d’un des 2500 modèles d’armes visées peuvent soumettre une demande pour être indemnisés s’ils s’en départissent. Ils ont jusqu’au 31 mars pour le faire.
Ceux qui refusent de s’en départir pourront profiter d'une période d’amnistie d’ici le 30 octobre, pendant laquelle ils devront neutraliser définitivement leur arme ou les remettre à un service de police local. Passé cette période, les personnes qui ne se conforment pas seront passibles d’accusations criminelles pouvant entraîner la perte d’un permis d’arme à feu.
Le programme reste volontaire, mais le ministre fédéral de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, a récemment souligné que le respect de la loi ne l’est pas.
L’objectif du gouvernement fédéral est de récupérer 136 000 armes.
Un projet-pilote au Cap-Breton a permis de récupérer 25 armes, sur un objectif de 200.


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