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L’écrivain voyageur nous embarque vers la «démesure du merveilleux » en Bretagne, sur France 4.
Passer la publicité Passer la publicité« La Bretagne, c’est cette espèce de rencontre étonnante entre ce qui pique et ce qui caresse », estime Sylvain Tesson, explorateur en Islande, aventurier à vélo autour du monde, cavalier dans les steppes de l’Asie centrale ou encore ermite en Russie au bord du lac Baïkal. Le Prix Médicis essai 2011 multiplie les facettes. Cette fois, c’est au nord de la Bretagne qu’il vogue vers son destin.
Ciré jaune sur le dos et casquette gavroche sur la tête, l’écrivain-voyageur, géographe de formation, embarque à bord de sa coque de noix les téléspectateurs pour un nouveau numéro du « Grand BaZH.art », magazine breton des arts et de la culture diffusé sur France 4, en direction de Saint-Malo, plus précisément au fort du Petit Bé, une œuvre de Vauban.
«Une démesure du merveilleux»
« Il y a une démesure du merveilleux en Bretagne. Parce que les éléments s’invitent avec une telle violence, dans une telle nudité, dans un tel caractère limpide de leur expression, sans aucune espèce de mensonge, que l’esprit - pour peu qu’il soit porté à la signification cachée des choses - peut déchiffrer très aisément les arrières mondes », estime Sylvain Tesson alors même qu’il s’installe au coin du feu après avoir pénétré dans le fort. Situé au large de la ville, le lieu permet de revivre la grande époque de la Cité corsaire. Contrairement à sa grande sœur, Grand Bé, connue pour abriter le tombeau de Chateaubriand, l’îlot est ouvert au public uniquement depuis l’an 2000.
Mystique et unique, l’ambiance malouine y règne en majesté. Il rencontre Alain-Étienne Marcel, gardien des lieux, qui se bat - avec ses propres fonds - pour le faire vivre contre vents et marées. « La cause est juste, et quand une cause est juste, il faut aller jusqu’au bout, même si je suis tout seul. Mon but était de le remettre dans l’état qu’il n’aurait jamais dû quitter », explique-t-il faisant référence à cent trente-six ans d’abandon complet et de pillage. Et d’ajouter : « Il était grand temps de le sauver. »
Pensées quasi philosophiques
L’émission fait une deuxième incursion dans le passé et hors de nos frontières à la découverte de l’histoire de Jack Kerouac, écrivain américain se disant d’origine bretonne. « Il y a 5 000 Kerouac aux États-Unis et tous seraient convaincus de descendre de la grande noblesse de Bretagne. Kerouac, qui se réclamait de cette origine bretonne sans qu’on sache s’il a jamais bu ne serait-ce qu’un verre de chouchen, représenterait à lui seul le mythe du baroudeur sans frontières », souligne le réalisateur Damien Stein, parti sur les routes canadiennes.
Mais le programme donne également la parole à Nicolas Vial, peintre officiel de la Marine et ami de Sylvain Tesson, qui trouve son inspiration dans les îles du monde. L’homme partage ses souvenirs d’enfance, sa passion pour la peinture, son attachement à la région, mais aussi ses grands moments de joie prodigués par la Bretagne. En fil rouge, Sylvain Tesson livre une lecture de son ouvrage Avec les fées (2024) et ses pensées, quasi philosophiques, un brin arides parfois, assis sur les rochers.


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