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DÉCRYPTAGE - Après le revers de Strasbourg face au Rayo Vallecano en demi-finale retour de Ligue Conférence (0-1), synonyme d’élimination, découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction du Figaro.
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Un Rayo séduisant
Club de milieu de tableau en championnat espagnol (actuellement 11e), le Rayo Vallecano a été à la hauteur de l’enjeu, ce jeudi soir (vainqueur de Strasbourg, 0-1). Digne d’une demi-finale européenne. Les partenaires d’Isi Palazon (merveilleux milieu technique et plein de justesse dans ses transmissions) avaient déjà frappé une quinzaine de fois à la mi-temps. Et se sont récompensés juste avant la pause, par un but en renard des surfaces marqué par leur attaquant brésilien Alemao. En deuxième période, les Madrilènes ont résisté aux rares offensives adverses, sans trembler une seule fois. Le Rayo Vallecano rallie une finale de Coupe d’Europe pour la première fois de son histoire. Plus que mérité.
Alemao, homme de cette demi-finale
Déjà buteur à l’Estadio de Vallecas, jeudi dernier, l’attaquant brésilien a encore montré la voie aux siens, dans cette demi-finale retour de Ligue Conférence face à Strasbourg. Après une première occasion en début de match (tête croisée repoussée par Penders, seul joueur de Strasbourg ayant surnagé), Alemao a finalement trouvé le cadre à la 42e minute, d’un plat du pied sécurité qui a fait trembler les filets alsaciens.
FLOPS
Strasbourg, zéro pointé
Tout ça... pour ça. Après un parcours mémorable en phase de ligue (terminée à la première place) et une remontée fantastique en quart de finale retour face à Mayence (4-0), l’aventure européenne de Strasbourg s’est finalement arrêtée ce jeudi soir. Par une performance d’une tristesse absolue à la Meinau. Dominés physiquement et incapables de trouver des circuits de passe pour désorganiser le bloc adverse, les Alsaciens ont été méconnaissables, après leur match aller déjà catastrophique en Espagne. Ils auront traversé cette double confrontation comme des fantômes, sans n’avoir jamais trouvé le chemin des filets. Le penalty d’Enciso manqué, dans le temps additionnel, a été le clou du spectacle. Aux plus grands regrets de supporters strasbourgeois qui n’attendaient que de vibrer.
Barco fantomatique
Absent lors du match aller, Valentin Barco semblait être l’homme de la situation pour permettre au RCSA de se hisser en finale, la première de son histoire européenne. Le jeune milieu argentin, nommé pour le prix du meilleur espoir de la saison en Ligue 1, a été complètement muselé par ses adversaires espagnols. En deuxième période, le gaucher technique aurait pu relancer cette demi-finale retour, mais sa frappe trop timorée a été détournée par le portier adverse. Sale soirée.
Une attaque invisible
Enciso, Godo, Moreira. Pas un pour rattraper l’autre. Si le dernier cité a réussi à peser, quelques fois, en réalisant de jolis retours défensifs, son manque de précision technique dans le dernier geste a desservi ses partenaires. Godo n’a jamais été trouvé, quand Enciso, incapable de peser sur la défense, a même manqué un penalty décisif qui aurait pu tout relancer (90+2e). Une épopée qui termine bien mal.
Les tristes images de la fin de match
Au coup de sifflet final, Diego Moreira et les Strasbourgeois se sont rendus devant les tribunes pour communier avec leurs supporters. Mais ces derniers les ont conspué, même insulté. Emanuel Emegha, lunettes de soleil sur la tête, a tenté d’apaiser les tensions, en vain. Tristes images.
La Meinau en colère, le Racing à l’envers, Labrune et Al-Khelaïfi en tribunes... Les images d’une soirée ratée à Strasbourg
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