Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Sous les ruines d’un hangar de Baïkonour dort depuis 2002 la seule navette soviétique à avoir volé

1 day_ago 19

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Il existe des reliques qui racontent, à elles seules, l’ambition démesurée d’une époque. La navette Bourane en fait partie. Cet orbiteur soviétique, jumeau technologique de la navette américaine, n’a volé qu’une seule fois. Une fois, mais quelle fois : deux tours de la Terre, un atterrissage millimétré, et pas un seul cosmonaute à bord. Un exploit d’automatisation qui, aujourd’hui encore, force le respect. Et pourtant, ce joyau de l’ingénierie ne s’est pas éteint sous les tirs d’un ennemi ni dans une explosion spectaculaire. Il gît, écrasé, sous les ruines d’un hangar de Baïkonour, victime d’un adversaire aussi banal que redoutable : la pluie, la négligence et un toit mal entretenu. Retour sur l’un des destins les plus paradoxaux de la conquête spatiale.

Deux orbites, un atterrissage parfait, et personne à bord

Remontons à la fin des années 1980. L’URSS veut sa navette, capable de rivaliser avec la flotte américaine. Elle la baptise Bourane, ce qui signifie tempête de neige. L’engin, portant le numéro de construction 1.01, quitte le cosmodrome de Baïkonour et s’élance vers l’espace. Il effectue deux fois le tour de notre planète, puis revient se poser tout seul sur une piste, malgré un vent latéral de 60 km/h. Le plus impressionnant ? Il n’y avait absolument personne à bord, ni aux commandes. Tout, du décollage à l’atterrissage, s’est déroulé de manière entièrement automatique.

Cette prouesse marque une différence essentielle avec sa cousine américaine. La navette de la NASA embarquait trois moteurs principaux allumés dès le décollage. Bourane, elle, n’en portait aucun. Toute la puissance provenait de la gigantesque fusée Energia placée en dessous, un monstre capable de soulever à lui seul cent tonnes. Imaginez un porteur colossal hissant l’orbiteur jusqu’aux portes de l’espace, avant de le laisser filer. Ce vol unique fut un succès total. Et pourtant, Bourane n’a plus jamais décollé.

Quand la fierté soviétique finit dans un hangar oublié

La chute de l’Union soviétique a emporté avec elle les rêves les plus ambitieux. Le programme Bourane, dévoreur de budgets, n’a pas survécu à la nouvelle donne économique et politique. Les orbiteurs conçus dans les années 1980 se sont retrouvés orphelins, abandonnés dans des hangars ou sur des parkings, comme de vieux jouets trop coûteux pour être conservés.

Le destin de ses frères jumeaux en dit long. L’orbiteur baptisé Ptichka, le « petit oiseau », qui devait voler au début des années 1990, appartient désormais au Kazakhstan et prend la poussière à l’intérieur du bâtiment MIK de Baïkonour. Un autre, nommé Baïkal, prévu pour une mission habitée, a été laissé sans la moindre cérémonie sur un parking à Moscou, près du réservoir de Khimki. Quant à Bourane, l’unique orbiteur à avoir goûté à l’espace, il reposait tranquillement dans son hangar, posé sur une maquette de sa fusée Energia. Personne ne se doutait de la fin qui l’attendait.

La pluie, la mousse et un toit qui n’aurait jamais dû céder

C’est ici que l’histoire bascule dans le tragique. Baïkonour se situe en terre aride, dans un climat continental où il ne pleut que quelques jours par an. Les étés y grimpent jusqu’à 40 °C, les hivers y sont glaciaux. Le hangar 112, aussi appelé bâtiment MIK, avait été conçu pour isoler thermiquement son précieux contenu. Mais un détail avait été négligé : il n’était pas protégé de la pluie. Le matériau d’isolation, une sorte de mousse, avait la fâcheuse propriété d’absorber l’eau comme une éponge.

Or, cette année-là, il a beaucoup plu sur le Kazakhstan. Le toit, gorgé d’eau, est devenu lourd, terriblement lourd. Une équipe de huit ouvriers est montée pour effectuer des travaux de maintenance. C’est à ce moment précis que la structure, alourdie au-delà de toute résistance, a cédé. Des portions entières du toit se sont détachées et ont chuté de 67 à 79 mètres jusqu’au fond du hangar. Les huit ouvriers ont perdu la vie. En bas, Bourane a été littéralement pulvérisée sous les décombres. Le seul orbiteur soviétique à avoir volé venait d’être détruit, non par l’espace, mais par un toit mal entretenu.

Ce qu’il reste aujourd’hui sous les décombres de Baïkonour

De cette catastrophe, il ne subsiste qu’un champ de ruines et une mémoire douloureuse. L’engin qui avait dompté l’apesanteur et défié la navette américaine repose désormais, écrasé, dans un silence pesant. Les autres orbiteurs, eux, ont connu des trajectoires administratives dignes d’un roman. L’entreprise russe qui les avait construits les a vendus au milieu des années 2000 à une société kazakhe, laquelle les a revendus l’année suivante à une entité russo-kazakhe. Objets de convoitises, de litiges et d’oubli, ces vestiges continuent d’errer entre les nations.

L’histoire de Bourane nous rappelle une vérité aussi cruelle qu’universelle : les plus grandes prouesses techniques peuvent être anéanties par les négligences les plus ordinaires. Un vaisseau capable de se poser seul, sans pilote, terrassé par un défaut d’étanchéité. Et si, finalement, la véritable leçon de cette tragédie n’était pas dans les étoiles, mais dans l’entretien humble et patient de ce que l’on a créé ?

Brice L.

Rédigé par Brice L.

Brice est un journaliste passionné de sciences. Il collabore avec Sciencepost depuis plus d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway